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Les meilleurs cyclistes seront à Québec vendredi

Le président Serge Arseneault se réjouit de la parité de l’événement

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Simon Clark/Agence QMI Plusieurs coureurs sont arrivés à l’aéroport Jean-Lesage, mardi après-midi.

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À l’aube du coup de départ du Grand Prix cycliste de Québec, qui sera lancé vendredi, à 11 h, de la Grande Allée, le président Serge Arseneault se réjouit de la parité régnant à l’événement.

«C’est rare qu’on peut compter sur des équipes où les directeurs sportifs choisissent les meilleurs en septembre, avant les championnats du monde (qui auront lieu dans deux semaines à Richmond, en Virginie). C’est la première année que je ne peux pas parier sur qui va gagner.

«Les coureurs prennent ça très au sérieux. Je prends exemple sur Robert Gesink (champion des Grands Prix de Montréal, en 2010, et de Québec, en 2013), qui est ici depuis six jours.»

Parcours ardu

Vainqueur l’an dernier, l’Australien Simon Gerrans ne pourra défendre son titre en raison d’une blessure.

Cette année, les cyclistes devront bien se tenir puisque Arseneault prévoit un parcours ardu dans la Vieille Capitale.

«On revient sur l’ancien parcours de Québec, qui est beaucoup plus difficile. Il ne faut pas faire d’erreur et il demande beaucoup en raison des côtes et des relances.Les étoiles sont alignées pour qu’on ait une course endiablée.»

Têtes d'affiche

Malgré l’absence de tête d’affiche comme Christopher Froome, Nairo Quintana et Alberto Contador, le président est heureux de sa brochette d’athlètes.

«Lorsqu’on parle de têtes d’affiche, il faut surtout parler d’athlètes qui peuvent gagner. Pour moi, les têtes d’affiche sont les champions du monde ici.»

Arseneault assure que les Grands Prix de Québec et de Montréal, qui se déroulera le lendemain, n’ont rien à envier au Tour d’Espagne, qui a lieu présentement.

«Le Tour d’Espagne est le tour de ceux qui ont raté les deux premiers (France et Italie). Ici, ce sont des gens qui poursuivent leur saison en vue des championnats du monde, qui auront lieu à Richmond.

«Si on avait à regarder aujourd’hui l’ensemble du peloton et la valeur mondiale de ce que nous avons, c’est rêvé. Ça ne donnerait rien d’avoir quatre coureurs présents en raison de leur prestige et qui se retirent au troisième tour, qu’ils regardent la fin de la course à la télévision ou bien assis au Château Frontenac.»

Hugo Houle gonflé à bloc

À sa quatrième participation aux Grands Prix de Québec et de Montréal, le Québécois Hugo Houle est gonflé à bloc.

Celui qui vient de parapher une prolongation de contrat de deux ans avec l’équipe AG2R La Mondiale vient d’être couronné champion des Jeux panaméricains, qui ont eu lieu il y a quelques semaines, à Toronto.

Hugo Houle
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Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

«Je préfère Québec, car la côte de la Montagne est plus courte, plus intense. Ça dure environ 45 secondes. Tandis que le mont Royal, à Montréal, est plus long. On parle de quatre minutes. Les grimpeurs sont donc plus à l’aise à Montréal. À Québec, les sprinteurs comme Philippe Gilbert seront plus à l’aise, estime l’athlète originaire de Sainte-Perpétue.

Romain Bardet
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Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

«De mon côté, je me sens bien. Je n’ai pas couru depuis la fin d’août. Puisque nous misons sur une grosse équipe et que j’ai encore des croûtes à manger, je suis davantage en soutien à Romain Bardet, Jan Bakelants et Alexis Vuillermoz. Je tenterai quand même de saisir les occasions. Je suis prêt à aller m’amuser.»

Tony Galoppin
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Photo Le Journal de Québec, Simon Clark

Des incontournables

Pour le Français Tony Galoppin, vainqueur de la 11e étape du Tour de France, l’an dernier, il n’était pas question de rater le rendez-vous en sol québécois.

«Le calibre est de plus en plus relevé chaque année. La tenue du championnat du monde en sol nord-américain favorise la venue de certains leaders. Ça peut donc faire un joli spectacle.

«De mon côté, j’ai eu du mal à terminer le Tour de France en raison de problèmes aux genoux. Ce fut difficile sur le moment, mais en fin de compte, je profite du repos pris en août. J’ai travaillé très fort pour être en forme ici et j’espère donc vraiment être performant. Les courses de Québec et Montréal sont devenues des incontournables du calendrier.»