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Anna, la louve d’Alex...

Alex Galchenyuk n’a pas parlé aux journalistes venus à sa rencontre dimanche,
sa sœur Anna (derrière)
en ayant décidé ainsi.
photo agence qmi, joël lemay Alex Galchenyuk n’a pas parlé aux journalistes venus à sa rencontre dimanche, sa sœur Anna (derrière) en ayant décidé ainsi.

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Je suppose que c’est la nouvelle ­façon d’opérer. T’as un organisme de bénévoles, l’Association des jeunes bègues du Québec, qui réussit à ­inviter Alex Galchenyuk un beau ­dimanche à Laval.

Je suppose que c’est la nouvelle ­façon d’opérer. T’as un organisme de bénévoles, l’Association des jeunes bègues du Québec, qui réussit à ­inviter Alex Galchenyuk un beau ­dimanche à Laval.

Premier soupir, Galchenyuk n’était pas obligé de se rendre à Laval. Donc, on le remercie très fort d’être allé rencontrer ces jeunes.

Donc, l’Association est contente. Enfin, on va pouvoir souligner tous les efforts qu’on fait au Québec pour aider les enfants victimes de ce trouble d’élocution plus que gênant. On va donc inviter Le Journal, probablement La Presse, TVA, RDS, des stations de radio et les journaux de Laval.

Des chefs de pupitre envoient de ce pas journalistes et photographes ou cameramen et reporters. À grands frais puisqu’on est ­dimanche.

Les dirigeants de l’Association sont heureux. Enfin, avec une vedette comme Alex Galchenyuk, on va pouvoir se faire ­connaître.

Le ti-cul sur la photo du Journal porte un beau chandail avec l’écusson du Canadien.

Tout est parfait.

Jusqu’à ce que débarque Anna, la louve des Galchenyuk.

INSENSÉ

En fait, tous ces journalistes qui avaient accepté l’invitation de l’Association se sont fait ch... dessus.

Pas de question sur le hockey, a ordonné Anna Galchenyuk, la louve. Les journalistes ont dit que ça n’avait pas de sens. ­Galchenyuk allait donc parler de physique nucléaire, de médecine spatiale ou de son bégaiement? Il fait quoi dans la vie, le ­Galchenyuk? Il enseigne à l’Université de Montréal? Et pourquoi gagne-t-il deux millions de plus par année qu’un prof à l’université? Ce serait pas parce qu’il joue au hockey pour le Canadien et que les ti-culs l’adorent?

D’ailleurs, pourquoi est-ce qu’on avait invité Alex Galchenyuk du Canadien au lieu de Julie Payette? Parce qu’il joue au hockey et pas à la pétanque. Soit dit en passant, pensez-vous que Julie Payette va refuser de parler de l’espace si elle rencontre des ­enfants un dimanche à Laval?

MANGEZ DE LA M... !

Anna Galchenyuk a donc poursuivi son spectacle de marâtre et après une autre attente de 15 minutes, elle est revenue lancer aux journalistes, cameramen et photographes que finalement, ils pouvaient tous manger un char et que Galchenyuk ne répondrait à aucune question. D’ailleurs, il a sacré son camp sans parler à personne.

On appelle ça de la grossièreté. Et j’espère que même les fefans indécrottables vont avoir un tout petit doute. Tout petit, j’en suis conscient. Bien sûr, pour le fefan, le journaliste est une plaie nécessaire pour ­alimenter sa passion mais dans le fond, le joueur a raison de le mépriser.

Bien plus, le joueur a le droit de mépriser l’Association des bègues du Québec et encore mieux, le porteur du CH a surtout le droit de mépriser les fans du Canadien. Sa seule responsabilité, c’est de visiter les enfants à Sainte-Justine dans le temps de Noël et de se faire adorer le reste de l’année.

PHOTOS D’ANNA

Je me disais que la sœur d’Alex était peut-être une jeune femme discrète qui voulait protéger la vie privée de son petit frère. Je n’ai pas eu à chercher longtemps sur 25Stanley, mon site favori et sur Google pour trouver des dizaines de photos de la discrète Anna. Surtout en bikini. Et presque toujours devant une caméra.

On la voit avec son frérot sur une plage de Miami en train de tourner une émission pour la télé russe. Probablement qu’il n’y avait pas de bègues dans l’équipe de tournage russe. Ou qu’ils ont payé plus que ­l’Association québécoise.

Ce que j’ai saisi, c’est que c’est elle qui mène le show. Et que Donald Beauchamp n’a pas ­encore su lui expliquer c’était quoi être un joueur du Canadien à Montréal et au Québec.

Par contre, ce que je ne comprends pas, c’est la passivité des journalistes à Laval ce jour-là. On s’en fout de ce que la sœur demande. On pose les questions qu’on veut. Elle fera l’hystérique tant qu’elle voudra. Elle n’est même pas assez grosse pour ­battre le reporter de la télé...

Non mais c’est quoi ces manières de ­rustres!

Grosse malchance

On ne sait pas exactement ­comment ­Eugenie ­Bouchard s’est blessée à New York. Un peu tout le monde doit marcher les fesses serrées dans cette histoire.

Aux États-Unis, si tu t’égratignes un doigt, y a un avocat qui offre ses services avant que t’aies posé un plaster. Juste à regarder les panneaux réclames le long des autoroutes et des boulevards pour voir leur face.

C’est une malchance incroyable. Mlle Bouchard a peiné toute la dernière année à se sortir d’une pénible médiocrité. Elle a accumulé les erreurs. Et juste comme enfin, elle semble retrouver ses coups, sa touche et sa confiance, voilà qu’elle subit une commotion cérébrale.

UN ENTRAÎNEUR

C’est comme l’envol d’un oiseau qui serait coupé net. J’espère seulement qu’elle va profiter de ce congé forcé pour se trouver un bon coach et qu’elle va continuer son travail pour se rebâtir un mental solide.

Ce que Jimmy Connors lui a apporté à Flushing Meadows, c’est justement ça. Le goût de gagner et de se battre.

Et l’envie de cesser d’avoir peur.

Bonne chance...

 

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