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L’école le met en demeure à cause de Facebook

Commission scolaire retenues
Photo courtoisie Steve Quinn a reçu une mise en demeure de l’école de son fils pour un commentaire.

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Un père de famille estime que la direction de l’école de son fils est allée trop loin lorsqu’elle a menacé de le poursuivre pour un commentaire qu’il avait publié sur Facebook.

«L’école veut carrément nous bâillonner. C’est de l’intimidation. Ils veulent vérifier tout ce qui se dit sur les réseaux sociaux», rage Steve Quinn.

Le 31 août dernier, sur une page publique de Facebook, le résident de L’Assomption avait partagé son avis au sujet de la politique des retenues de l’école Gareau. «Totalement en désaccord avec cette maudite école. Ça paraît que ce n’est plus la même direction qui est là [...] Voyons, il sort d’où ce nouveau directeur-là et que dire du directeur du service de garde qui est bête comme ses pieds», a-t-il écrit.

Quelques jours plus tard, il recevait une mise en demeure réclamant le retrait du commentaire et le menaçant de poursuite. Pris de panique, il s’est exécuté. Mais il a diffusé la mise en demeure, qui a fait le tour des réseaux sociaux.

Un rappel

Pour la direction, la méthode employée par M. Quinn pour exprimer son mécontentement n’était pas la bonne.

«La lettre n’est qu’un rappel. On n’allait certainement pas le poursuivre au civil. Mais on veut dire aux parents qu’il faut avant tout parler à la direction. Les bureaux sont ouverts à la discussion», explique Éric Ladouceur, de la Commission scolaire des Affluents.

Il ajoute que les propos de M. Quinn étaient particulièrement gênants car ils étaient erronés et minaient directement la crédibilité de la direction.

Selon Nicolas Vermeys, professeur de droit à l’Université de Montréal, ces critères sont suffisants pour que le commentaire soit diffamatoire, surtout s’il est lu par d’autres personnes et entraîne une perte de confiance. «On a tendance à penser que, parce que c’est sur Facebook, on a plus de droits, mais ce n’est pas le cas», explique-t-il.

 

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