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Une entente qui ne fait pas l’unanimité

Ian Lafrenière
Photo d'archives Ian Lafrenière, SPVM

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L’idée d’appliquer à tous l’entente qui permet au restaurant Buonanotte d’expulser certains criminels de son établissement soulève des craintes chez les restaurateurs.

«Si on commence à dire à tous les restaurateurs de surveiller qui vient chez eux et qui peut entrer, c’est Big Brother fois dix. Pour nous, ce n’est pas du tout envisageable d’étendre l’entente du Buonanotte. C’est un cas particulier», déclare François Meunier, porte-parole de l’Association des restaurateurs du Québec (ARQ).

Celui-ci réagissait à l’entente signée entre la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) et le restaurant Buonanotte mardi.

Celle-ci demande à la police de Montréal de fournir à l’établissement une liste de criminels qui ne peuvent pas fréquenter les bars ou restaurants selon leurs conditions de libération. S’ils se présentent, les policiers seront appelés pour les arrêter.

buenanotte
Ian Lafrenière
Photo CAPTURE D'ECRAN / TVA NOUVELLES

Une nouvelle initiative qui fait grand plaisir à la Société de développement du boul. Saint-Laurent, qui espère que cette liste sera disponible à tous les restaurateurs et bars.

«On veut avoir une rue sécuritaire pour nos clients. Maintenant qu’on connaît l’identité des criminels, on pourra les refuser. C’est sûr que d’autres restaurants vont le vouloir au Québec», indique la directrice générale Tasha Morizio.

Collaboration avec la police

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dit profiter de cette nouvelle entente, qui oblige les propriétaires du Buonanotte à remettre la vidéo des caméras de surveillance à la police si un incident violent se produit.

En entrevue avec Le Journal, le porte-parole de la police, Ian Lafrenière, laisse sous-entendre que le restaurant collaborait peu aux enquêtes policières.

«Quand il arrive un événement fâcheux, il faut que les images nous soient remises. Maintenant qu’il y a une entente, c’est une obligation qu’ils ont de collaborer [...] Si on a pris la peine de demander ça, c’est parce que ça n’allait pas de soi avant», résume M. Lafrenière.

La police de Montréal se plaint depuis plusieurs années que le restaurant de la rue St-Laurent attire souvent les motards et autres membres du crime organisé. Le porte-parole croit d’ailleurs que la fermeture obligatoire de 40 jours du restaurant imposée par la RACJ est une sanction exemplaire pour cet établissement parfois «problématique».

 

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