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Après la FEUQ, voici l’Union étudiante du Québec

Tricherie à l'université
Photo d'Archives

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Le mouvement étudiant québécois s’apprête cet automne à franchir une nouvelle étape, avec la création de l’Union étudiante du Québec qui vise à remplacer la défunte Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).

Des rencontres ont eu lieu tout l’été pour mettre sur pied ce nouveau regroupement. Les associations réunies autour de la table représentent 120 000 étudiants, indique Thierry Bouchard-Vincent, président de la Confédération des associations d’étudiants de l’Université Laval (CADEUL).

«L’objectif, c’est d’avoir une représentation auprès du gouvernement, de reprendre les contacts que la FEUQ avait avant qu’elle s’éteigne», affirme-t-il.

La FEUQ a été «mis en dormance» ce printemps à la suite de la désaffiliation de l’association représentant les étudiants de l’Université de Montréal, la FAECUM, qui lui a fait perdre le tiers de ses membres.

«La FEUQ n’étais plus aussi efficace que ce qu’on a connu et elle représentait seulement la moitié des étudiants universitaires», indique Nicolas Lavallée, secrétaire général de la FAECUM. Ce dernier estime que le membership potentiel de l’Union étudiante du Québec est de 200 000 étudiants.

En plus des associations qui ne faisaient plus partie de la FEUQ – comme la CADEUL et la FAECUM – d’autres regroupements qui en sont toujours membres participent aussi à la création de l’Union étudiante.

C’est le cas de l’Association des étudiants de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. «On participe activement aux débats depuis le début. Cette nouvelle association est assez rassembleuse et c’est ce qu’on trouve intéressant», affirme sa vice-présidente aux affaires externes, Julie Durand.

Les décisions y sont aussi prises par consensus, ce qui est «assez exceptionnel», souligne Mme Durand.

L’objectif est de créer une association qui sera «plus proche de ses membres» que ne l’était la FEUQ, précise Nicolas Lavallée. «On veut communiquer mieux et respecter la souveraineté locale des associations», ajoute-t-il.

Référendums

Des référendums auront lieu au cours de l’automne sur les campus afin que les étudiants se prononcent sur leur adhésion à l’Union étudiante, qui pourrait ainsi devenir le regroupement étudiant le plus important de la province.

La Fédération étudiante collégiale représente 65 000 membres. De son côté, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) en compte 82 000, tant au niveau collégial qu’universitaire.

Selon Thierry Bouchard-Vincent, l’Union étudiante sera une structure «complémentaire» à l’ASSÉ, qui a mené la charge ce printemps contre l’austérité en éducation par un mouvement de grève étudiante.

La nouvelle association veut faire de la mobilisation mais aussi «prendre part aux discussions dans les lieux décisionnels», contrairement à ce que fait l’ASSÉ, explique M. Bouchard-Vincent.

L’Union étudiante aimerait participer aux consultations gouvernementales entourant la révision de la politique jeunesse et avoir son mot à dire dans le financement des universités, si des changements sont apportés par Québec.

Pour l’instant, la cotisation pour l’adhésion à ce nouveau regroupement est fixé à 4,50$ par étudiant.