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On s'arrache les cônes orange

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Capture d'écran / Agence QMI Chaque cône se vend environ 70 dollars.

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Avec la prolifération des chantiers de construction au Québec, les fabricants de cônes orange sont débordés de travail cette année.

Il y en a actuellement près de 100 000, installés sur les routes de la province pour assurer la sécurité des automobilistes.

Ce sont une vingtaine d’entreprises, situées principalement dans la région de Montréal, qui s’occupent d’assembler ces objets de signalisation.

Chaque cône se vend environ 70 dollars.

«Ils ont une durée de vie qui peut aller de quelques heures, mettons trois heures si le cône se fait écraser par un camion, à presque trois ou quatre ans», explique le vice-président de SMG Signalisation, Christian Fay.

Et même si l’on parle souvent de cônes orange, ce n’est pas tout à fait vrai. Ils ne sont pas tous orange!

«En fait, chaque entreprise de signalisation a développé sa propre couleur. La raison de cela? C’est qu’il y a quelques années, on se faisait voler des cônes. Comme tous les cônes étaient orange, c’était facile de prendre un cône de quelqu’un et changer le nom», détaille le président de Trafic Innovation, Robert Laforce.

«Maintenant qu’ils ont une couleur, si quelqu’un prend un cône chez nous, on va le reconnaître tout de suite.»

Mais au-delà de leur couleur, les cônes doivent répondre à des critères bien précis du ministère des Transports, notamment ceux des bandes réfléchissantes.

Augmentation de 20 %

Le plus gros joueur de l’industrie, Trafic Innovation, est basé à Saint-Eustache, dans les Laurentides.

C’est cette entreprise qui a mis au point le modèle que l’on voit le plus sur les chantiers. Cette année, on a dû en fabriquer 20 % de plus en 2015.

«Il y a bien plus de chantiers qu’avant, parce que les deux dernières années on a eu la commission Charbonneau et les effets qu’elle a eus. L’industrie a chuté d’à peu près 50 % à ce moment-là», précise M. Laforce.

Cependant, chez les concurrents, on estime que la production de cônes orange n’est pas toujours très rentable.

«Il n’y a pas assez de volume. Il y a beaucoup d’entreprises (de fabrication de cônes, NDLR) et ensuite, il y a beaucoup de petits chantiers. Ces derniers sont difficiles à rentabiliser parce qu’il n’y a pas beaucoup de panneaux et de cônes. Il faut en plus les amener et les entretenir», fait savoir Christian Fay de SMG Signalisation.

Les automobilistes continueront de voir ces objets de signalisation puisque Transports Québec a prévu de réaliser près de 2000 chantiers routiers d’ici 2017.