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Bozon à l’étape de la Ligue américaine

«Je veux me battre à armes égales contre les autres joueurs» – Tim Bozon

Tim Bozon
Photo le Journal de Montréal, Ben Pelosse. Tim Bozon

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LONDON | À chacune de ses quatre saisons dans la Ligue junior de l’Ouest avec les Blazers de Kamloops et l'Ice de Kootenay, Tim Bozon a toujours marqué plus de 30 buts: 36, 36, 33 et 35 buts. À 21 ans et à sa première saison chez les professionnels, le Français aura maintenant la pression de ne pas perdre sa principale identité.
 
«Je sais qu’il y a une grande marche entre le junior et les pros, a observé Bozon dans un corridor du Budweiser Gardens de London. Mais j’ai toujours eu de bonnes statistiques et je crois en mes moyens. Je trouverai une façon pour me démarquer à un plus haut niveau dans la Ligue américaine. C’est ça mon but, mais je sais que ça ne sera pas facile. C’est aussi ce que l’organisation attend de moi.»
 
«Je ne cherche pas à marquer les plus beaux buts, mais je réussis à loger la rondelle dans le filet, a-t-il poursuivi. Peu importe la façon, c’est le résultat qui compte.»
 
Lors de ses deux premiers matchs au tournoi des recrues, Bozon a justement touché la cible deux fois. Il a marqué le but égalisateur en fin de troisième période contre les Penguins de Pittsburgh et a réussi un but en supériorité numérique en redirigeant une superbe passe de Nikita Scherbak face aux Maple Leafs de Toronto.
 
Bozon, un choix de troisième tour du CH au repêchage de 2012, a parfois tendance à s’effacer sur la glace. Il n’est pas l’attaquant le plus spectaculaire ou le plus créatif, mais s’il parvient à marquer des buts, il gagnera la confiance de l’organisation.  
 
Un beau défi
 
En théorie, le fils de Philippe Bozon portera les couleurs des IceCaps de St. John’s dans la Ligue américaine. Il fera ses débuts avec l’équipe de Sylvain Lefebvre une saison plus tard que prévu. L’an dernier, il n’avait pas caché sa déception après son renvoi à Kootenay.
 
Marc Bergevin et la haute direction de l’équipe avaient joué de prudence avec lui. Et pour les bonnes raisons.
 
Lors de la saison 2013-2014, Bozon avait été terrassé par une forme rare de méningite qui l’avait plongé dans un coma. Il s’agit maintenant d’une vieille histoire pour le jeune ailier de 6 pi 1 po et 201 lb.
 
«Je repars à zéro encore une fois cette saison, mais pour des motifs différents, a dit Bozon. Je veux me battre à armes égales contre les autres joueurs. Il n’y a plus de retard ou d’avance pour moi. Je dois faire ma place et c’est un nouveau défi tous les jours. Le défi sera maintenant de jouer chez les pros.»
 
«C’est un nouveau départ pour moi, a-t-il enchaîné. Je souhaite obtenir un très bon camp afin de montrer ce que je peux faire. L’an dernier, j’ai joué un match en fin de saison à Hamilton et, grâce à cette petite rencontre, j’ai une meilleure idée du calibre de jeu dans la Ligue américaine.»
 
Un jeune courageux
 
Sylvain Lefebvre, qui dirigera les IceCaps à St. John’s, a refusé de confirmer un poste pour Bozon, mais il a tenu un discours très positif à son sujet.
 
«Son jeu dictera son sort, a-t-il affirmé. Si tu regardes d’où il revient et le travail qu’il a accompli pour regagner toute sa masse musculaire, c’est tout un accomplissement. Tim est un jeune homme très courageux et persévérant. S’il garde ce beau courage, il fera son chemin et il progressera rapidement.»