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La CAQ réclame une tutelle pour le CSPQ

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La Coalition avenir Québec demande la mise en tutelle du Centre des services partagés du Québec (CSPQ).

La Coalition avenir Québec demande la mise en tutelle du Centre des services partagés du Québec (CSPQ).

La CAQ réagissait à notre reportage de lundi matin dans lequel nous avons révélé que le CSPQ avait déboursé 40,5 millions de dollars en extras de toutes sortes depuis quatre ans, soit l’équivalent, en moyenne de 230 000 $ par semaine.

Le Centre des services partagés du Québec (CSPQ) est en quelque sorte l’acheteur pour le gouvernement du Québec. L’organisme achète, au nom des ministères, des biens et services comme des téléphones cellulaires, des véhicules, des services-conseils, des nuitées d’hôtel, etc.

La semaine dernière, notre Bureau d’enquête révélait aussi qu’un rapport de la firme KPMG exposait une foule de cafouillages administratifs dans le projet informatique Sagir (qui relève du CSPQ): des heures de travail qui sont approuvées avant même d’avoir été faites par les consultants, le recours peu détaillé à des consultants, des dossiers d’affaires incomplets et un logiciel désuet, notamment. Le vérificateur général du Québec a aussi été cinglant avec l’organisme.

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a lui aussi écorché le CSPQ, enclenchant une réforme et un repositionnement de l’organisme. Mais ce n’est pas suffisant, selon la CAQ.

«Martin Coiteux doit au minimum mettre cette organisation en tutelle», a tonné le député caquiste, Éric Caire.

«Le malaise, c’est clair qu’il est plus profond qu’une petite nomination d’un nouveau dirigeant. Il n’y a pas de renouvellement véritable au CSPQ. Il n’y a pas un changement de culture qui s’effectue. Il n’y a pas de mesure pour redresser l’organisation», poursuit-il.

«Je suis à l’étape de penser qu’il n’y a plus rien à faire avec ça. Ça prend un changement de direction à 180 degrés (...) Ça fait dix ans que le CSPQ existe. Je ne sais plus on est rendu à combien de plans de redressement. On change la direction générale comme on change de chemise. Mais rien n’y fait, rien ne change.»

Le député dit n’avoir «aucune raison de penser que cette organisation a la capacité de corriger ses lacunes.»

«Arrêtons de sombrer dans la folie (...) Ça coûte des centaines de millions de dollars aux contribuables.»

Coiteux croit à sa réforme

Pour sa part, Martin Coiteux n’était pas alarmé par les constats de notre reportage. Pas question de fermer le CSPQ, juge-t-il. L’organisation est «instrument fondamental», tranche-t-il.

«Par contre, il faut l’améliorer. C’est pourquoi nous avons mis de l’avant une réforme importante (...) L’information que vous allez glaner ici et là, dans le fond, nous aide beaucoup, car cela démontre à quel point c’est nécessaire de faire des réformes», avise M. Coiteux.

«Quand je suis arrivé, le CSPQ allait vers un déficit important. On a redressé la barre et il n’y en a plus de déficit. On va continuer de s’améliorer et ça passe par les réformes.»

 

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