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Menace à exécution

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Photo d'Archives, AFP Colin Campbell a confirmé qu’il y aurait, la saison prochaine, des observateurs lors des matchs.

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Gary Bettman avait prévenu les dirigeants de la ligue il y a deux ans. Si vous ne respectez pas le protocole mis en place lorsqu’un joueur est ébranlé sur la patinoire, on devra imposer des observateurs, comme c’est le cas dans la NFL. Il semble bien que ce jour soit arrivé.

En effet, lors d’une rencontre avec les diffuseurs de la LNH la semaine dernière à Toronto, le vice-président des opérations hockey de la ligue, Colin Campbell, a clairement indiqué que dès la prochaine saison, un observateur allait être présent dans chaque ville où un match est disputé et s’il remarque qu’un joueur ne quitte pas le banc des joueurs, vers le vestiaire, après avoir été frappé à la tête, l’observateur pourra maintenant exiger qu’il le fasse.

C’est un changement important qui démontre surtout que les amendes (jamais dévoilées publiquement) que la ligue imposait aux équipes fautives, ne semblaient pas avoir l’effet escompté.

Dans un échange de courriel, le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, m’a confirmé au cours de la fin de semaine qu’il allait y avoir des éclaireurs qui auront maintenant la responsabilité d’envoyer des joueurs au vestiaire s’ils remarquent qu’un joueur a semblé ébranlé après une mise en échec.

Ben Bishop dans la mire 

On a vu au cours des dernières séries quelques joueurs refuser de suivre le protocole des commotions cérébrales après avoir été frappés solidement. Je pense entre autres à Brooks Orpik des Capitals qui était incapable de se tenir debout après une mise en échec, mais qui est demeuré au banc des joueurs au lieu de retraiter vers le vestiaire.

Il y a aussi les gardiens de but qui devront être plus prudents. Colin Cambell donnait l’exemple de Ben Bishop qui passait son temps à se lancer sur la patinoire dès qu’un joueur adverse le frappait, parfois légèrement. Accusé par ses adversaires d’avoir des réactions exagérées, les arbitres lui donnaient le bénéfice du doute (parce que c’est un gardien) et ne lui imposaient jamais de pénalité. Maintenant, même s’il fait semblant d’être ébranlé, l’éclaireur qui sera présent dans chaque amphithéâtre ne pourra prendre de risque et imposera que Ben Bishop se retire au vestiaire. Le gardien du Lightning risque fort probablement d’être plus conscient de ses gestes parce que les directives à son endroit seront très claires, soit de s’assurer de demeurer dans le match.

Qui sont les éclaireurs? 

Dans la NFL, les observateurs sont des médecins qui sont employés par la ligue et ne sont pas confinés à une seule ville. Dans la LNH ce sera différent. Premièrement, ce ne sera pas nécessairement un médecin (pas une obligation) qui aura ce poste et en plus, cette personne sera payée par l’équipe locale. Elle sera placée dans les gradins à un endroit tenu secret et va toujours demeurer dans la même ville. Ceci pourrait causer un problème éventuel, parce qu’il sera tentant pour un entraîneur adverse d’exiger une plus grande neutralité si jamais il trouve qu’un observateur a dépassé son mandat en exigeant qu’un joueur quitte vers le vestiaire pour suivre le protocole des commotions, alors que ce dernier n’est pas du tout ébranlé.

Reste que le commissaire de la LNH n’a tout simplement pas le choix d’imposer de nouvelles règles parce que trop d’équipes décident de les bafouer. Ainsi la LNH va éviter des poursuites dans les prochaines années parce que les joueurs seront ainsi mieux protégés contre eux-mêmes.

Brèves

LNH

BETTMAN MET LES CHOSES AU CLAIR

Photo d’archives

Le dossier de l’expansion fait toujours jaser dans la LNH et Gary Bettman a indiqué aux diffuseurs des matchs réunis à Toronto la semaine dernière que la ligue aurait été très surprise qu’un troisième groupe se soit présentée. On sait que Québecor (Québec) et Bill Foley (Las Vegas) ont déposé les dix millions de dollars nécessaires pour que la LNH évalue leurs projets respectifs. Certains analystes ont affirmé que le fait que seulement deux groupes ont fait la demande représentait un échec. «Les règles qu’on a imposées ont fait en sorte qu’on s’est débarrassé des grands parleurs. Honnêtement, on savait qu’il n’y avait que deux groupes sérieux,» a indiqué Gary Bettman qui continue d’évaluer le dossier.

UN GROS CHANGEMENT

Deux légendes et un but refusé
Photo pierre-paul poulin

La reprise vidéo, maintenant permise pour les contacts sur les gardiens et les hors-jeu manqués avant un but, va complètement changer le travail des entraîneurs. Un arbitre se présentera devant le banc de l’équipe qui vient d’accorder un but et l’entraîneur aura précisément 30 secondes pour déterminer s’il croit que le but devrait être refusé. S’il y a contestation, les arbitres se rendront au banc des pénalités et regarderont un moniteur pour déterminer si le but est bon ou non. La LNH a évalué qu’il y aurait eu des buts contestés 155 fois la saison dernière en raison de l’obstruction sur un gardien. 90 buts auraient été accordés et 65 refusés. 13 buts ont été marqués alors qu’il y avait un hors-jeu la saison dernière.

Canadien

UNE HISTOIRE DE FAMILLE

Ryan Johnston
Photo Le Journal de Montréal, Ben Pelosse Ryan Johnston

Ryan Johnston a été le meilleur défenseur du tournoi des recrues à London au cours de la fin de semaine. Johnston évoluait à Colgate U avant de signer un contrat de deux ans en juillet, soit après le camp de développement. Il vient d’une famille ou le hockey est roi. Son oncle, Mike, est l’entraîneur des Penguins de Pittsburgh. Une de ses sœurs, Rebecca, a remporté deux médailles d’or aux Jeux olympiques (Vancouver et Sotchi) et une autre, Kathleen, a joué au hockey à Harvard. Un de ses frères, Jacob, évolue en Angleterre présentement et Steven a joué pour les Olympiques de Gatineau il y a deux ans. Bref une famille accomplie dans le monde du hockey et le Canadien ne s’est pas trompé en lui offrant un contrat.