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Vermine et humidité dans les logements montréalais

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Près du tiers des ménages montréalais sont en proie à des problèmes de salubrité comme de la vermine, de l’humidité excessive, des moisissures, des coquerelles, ou encore des punaises, selon un nouveau rapport de la Direction de la Santé publique de Montréal (DSP).

Ces constatations sont rapportées dans une nouvelle étude appelée Pour des logements salubres et abordables que la DSP doit dévoiler ce lundi lors d’un forum sur le logement.

Près de 28% des ménages de locataires disent avoir au moins un problème de salubrité que ce soit l’infiltration d’eau ou des moisissures apparentes par exemple. Cette situation préoccupe les autorités de la santé puisque des environnements trop humides peuvent causer des problèmes respiratoires, des rhinites allergiques et de graves problèmes d’asthme, rapporte la Direction de la santé.

Les arrondissements de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, Saint-Léonard et Montréal-Nord sont les plus touchés par les moisissures.

De 2010 à 2014, les punaises de lit infestaient environ 2,7 pourcent des ménages sur l’ensemble du territoire de Montréal, selon l’étude. Ce taux atteignait toutefois 4 à 10 pourcent des résidences dans Ville-Marie, sur le Plateau-Mont-Royal, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension, et Ahuntsic-Cartierville. Là encore, ces insectes occasionnent des lésions, privent les résidents de sommeil et entrainent du stress et de l’isolement.

Les coquerelles se retrouvent dans 5,5 pourcent des résidences de locataires selon l’étude. La situation est plus problématique dans Côte-des-Neiges, Saint-Laurent, et Pierrefonds-Roxboro. Elles seraient absentes chez les propriétaires. Selon la DSP, 15 à 20 pourcent des enfants sont allergiques aux déjections des insectes.

Souris et rats se retrouvent, quant à eux, dans 9% des logements de locataires et propriétaires.