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Commissions scolaires : des incitatifs pour favoriser des fusions volontaires

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Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Le ministre de l’Éducation, François Blais.

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Le ministre de l’Éducation, François Blais, prend ses distances de son prédécesseur, Yves Bolduc, concernant le projet de fusions de commissions scolaires. Plutôt que de forcer les regroupements, il envisage la création d’incitatifs pour favoriser les fusions volontaires.

C’est ce qu’ont appris les représentants des quatre commissions scolaires de Chaudière-Appalaches lors d’une rencontre au cabinet du ministre Blais qui s’est déroulée la semaine dernière.

«Ce qu’on nous a dit, c’est que les fusions, ce n’est plus la priorité de M. Blais comme c’était celle d’Yves Bolduc. Ils n’ont plus l’air de vouloir imposer des fusions, mais dans le projet de loi qui va être déposé, ils vont probablement mettre des incitatifs pour que les gens qui ont envie de le faire le fasse», a affirmé au Journal Alain Grenier, président de la commission scolaire de la Côte-du-Sud.

Même son de cloche de la part de Charles-Henri Lecours, président de la commission scolaire de la Beauce-Etchemin. «Ils veulent faire des fusions, mais sur une base volontaire», indique-t-il.

Ce scénario diffère de celui d’Yves Bolduc, qui avait présenté l’automne dernier une nouvelle carte faisant passer les commissions scolaires de 72 à 46. À peu près toutes les commissions scolaires étaient touchées par le redécoupage territorial, ce qui avait créé beaucoup d’inquiétude dans le réseau.

Selon un document de travail daté de juillet obtenu par Le Journal, un plan de match semblable était toujours à l’étude au ministère il y a quelques semaines.

Pas nécessairement des fusions

Au cabinet du ministre Blais, on s'est contenté d’indiquer que le projet de loi qui sera déposé cet automne «abordera les fusions».

«Il y aura fusion si nécessaire mais pas nécessairement fusion», a précisé l'attachée de presse Julie White, reprenant une phrase répétée à maintes reprises par le ministre au cours des dernières semaines.

De leur côté, des commissions scolaires qui tiennent à leur autonomie respirent un peu mieux, mais refusent toutefois de se réjouir trop rapidement. Alain Grenier n’est qu’à moitié rassuré. «Ce qui ne me rassure pas, c’est que s’ils continuent à couper, on ne sera plus capable de s’administrer et on va être obligés de se fusionner avec des incitatifs financiers. Ils peuvent forcer ça en serrant la bourse», lance-t-il.

À la Fédération des commissions scolaires du Québec, on préfère attendre le dépôt du projet de loi avant de commenter le dossier.

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