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McGill redevient la meilleure université au Canada

Bloc Université McGill
Photo d'archives / Agence QMI

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L’université McGill récupère son titre de meilleure université au Canada, même si elle perd des plumes à l’international, tout comme la plupart des autres universités canadiennes selon de nouveaux classements.

L’Université McGill récupère son titre de meilleure université au Canada, même si elle perd des plumes à l’international, tout comme la plupart des autres universités canadiennes selon un nouveau classement.

L’Université McGill se trouve à la 24e position selon le classement des meilleures universités au monde de QS. Elle passe ainsi devant l’Université de Toronto qui la dépassait dans le classement depuis les deux dernières années.

Elle perd toutefois trois places dans le classement global par rapport à l’année passée. L’Université de Toronto, qui occupait la 21e position en 2014, arrive quant à elle à la 34e position. L’Université de British Columbia passe de la 43eà la 50e place.

L’Université de Montréal, elle aussi, recule dans le classement, passant de la 83e à la 115e position.

Le classement QS tient compte de plusieurs indicateurs dont la réputation de l’institution dans le milieu académique, la réputation de l’université (et de ses diplômés) auprès des employeurs, le ratio professeurs-étudiants, le rayonnement qu'obtiennent les recherches menées par l’institution et le nombre d’étudiants étrangers inscrits.

Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) trône en tête du classement des meilleures universités au monde, pour une quatrième année consécutive. L'Université Harvard et l'Université de Cambridge arrivent respectivement au second et au troisième rang du palmarès.

Classement décrié au Québec

Pour la Fédération québécoise des professeurs et professeurs d’université (FQPPU), ces classements désavantagent les universités québécoises en raison de la méthodologie choisie.

Près de 20 pourcent de la note dépend du rayonnement des recherches. Or, ce critère est déterminé en fonction du nombre de fois que ces recherches sont citées par d’autres chercheurs.

« Le problème est que les chercheurs qui publient dans une autre langue que l’anglais sont exclus d’office des données analysées », indique-t-on.

Pour la FQPPU, ce n’est pas parce que les universités francophones ne sont pas en haut des classements qu’elles ne sont pas de qualité.

« Il se fait de la recherche de calibre international dans toutes les universités au Québec. Or, les classements donnent l’impression que seules les universités les plus riches et comptant le plus grand nombre de chercheurs produisent de la recherche de qualité, alors que c’est complètement faux », estime Jean-Marie Lafortune, président de la Fédération.

- Avec la collaboration de Jean-Philippe Daoust


  • Pour consulter le classement des universités canadiennes, c'est ici