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Les syndicats exigent plus de transparence de Power

Disparition du quotidien papier

Les activités médias de Power Corporation et son virage numérique ont continué de peser sur les résultats financiers de l’entreprise au cours des dernières années. Sur la photo, l’édifice du journal La Presse, propriété de Power Corporation.
Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin Les activités médias de Power Corporation et son virage numérique ont continué de peser sur les résultats financiers de l’entreprise au cours des dernières années. Sur la photo, l’édifice du journal La Presse, propriété de Power Corporation.

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Les cinq syndicats représentant les employés de La Presse sont inquiets et demandent à la direction de faire preuve de transparence, quant aux finances de l’entreprise.

«Malgré tous les efforts des syndicats au fil des ans, les finances de La Presse sont toujours aussi opaques», affirme l’intersyndicale de La Presse, qui représente autant les journalistes, les employés de bureau que le personnel de la publicité.

«Power Corporation du Canada et La Presse ont toujours refusé d’ouvrir leurs livres à leurs principaux partenaires dans cette aventure [le développement de la plateforme La Presse +]: les employés de La Presse», déplorent-ils dans un communiqué publié après l’annonce de la décision du journal d’abandonner sa version papier, le 1er janvier 2016.

«La transparence, ce n’est pas juste une ligne d’un rapport financier présentée à deux représentants syndicaux sous le sceau de la confidentialité», soutient Charles Côté, porte-parole de l’intersyndicale à La Presse et président du Syndicat des travailleurs de l’information.

Pas « sous la menace »

M. Côté martèle qu’il «n’est pas question cette fois-ci de mener des négociations sous la menace», alors que les conventions collectives actuelles viendront à échéance le 31 décembre prochain, la veille de la disparition de la version papier en semaine.

«La direction de La Presse devra assurément faire preuve d’une plus grande transparence si elle veut procéder à une réorganisation de l’entreprise.»

L’éditeur et président de La Presse, Guy Crevier, dévoilera le 24 septembre prochain la teneur de la réorganisation qu’entend réaliser la direction. D’ici là, l’annonce d’hier «entraîne un grand climat d’insécurité pour plusieurs employés qui devront attendre encore une semaine avant de connaître le sort qui leur sera réservé».

L’intersyndicale de La Presse représente environ 600 employés, dont les syndicats sont affiliés à la CSN ou la FTQ.