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Le débat porté en Cour suprême

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Amélie St-Yves et Régys Caron

 

 

TROIS-RIVIÈRES | Le Parti conservateur fera appel à la Cour suprême dans sa croisade pour interdire le port du niqab lors des cérémonies de citoyenneté canadienne.

Quelques heures à peine après avoir été déboutés en Cour d’appel, les conservateurs ont confirmé leur désir de poursuivre leur bataille juridique pour interdire le port du niqab, un voile couvrant tout le visage, sauf les yeux, lors des cérémonies de citoyenneté canadienne.

Une résidente de Toronto d’origine pakistanaise, Zunera Ishaq, demandait le droit de prêter serment en gardant son voile. La Cour fédérale et la Cour d’appel lui ont donné gain de cause. Les conservateurs n’entendent toutefois pas en rester là et choisissent de poursuivre cette bataille devant le plus haut tribunal du pays.

Une loi dans les 100 premiers jours

Le ministre Denis Lebel a annoncé que si le Parti conservateur est réélu, un projet de loi sur le serment de citoyenneté sera débattu dans les cent premiers jours du mandat et que celui-ci interdira le port du niqab lors de la cérémonie de citoyenneté.

«Ici au Canada, la liberté entre l’homme et la femme est fondamentale», a souligné le ministre conservateur Denis Lebel.

La CAQ et le PQ veulent une loi

La Coalition Avenir Québec, appuyée par le Parti québécois, demande au gouvernement fédéral de rendre obligatoire, par l'adoption d'une loi, la prestation de serment de citoyenneté canadienne à visage découvert.

«Ça va à l'encontre de nos valeurs», a commenté la députée caquiste Nathalie Roy à l'occasion d'un point de presse.

La députée comptait proposer une motion à l'Assemblée nationale hier matin exigeant du fédéral qu’il adopte une loi interdisant le niqab lors du serment de citoyenneté. Le gouvernement n'a pas consenti au dépôt de la motion déposée avec l'appui de la députée péquiste Agnès Maltais.

Pour sa part, la ministre de la Justice Stéphanie Vallée a refusé de commenter la décision de la Cour d'appel. «La décision a été rendue hier, le dossier comporte un délai d'appel, je ne commenterai pas un dossier qui est frappé d'un délai d'appel.»