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La SQ dit avoir été plus prudente que nécessaire

Éric Yvan Lemay
Photo Le Journal de Montréal, Chantal Poirier Éric Yvan Lemay
Journaliste

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La Sûreté du Québec a pris plus de précautions que nécessaire lorsqu’elle a perquisitionné le domicile d’un reporter du Journal en mars 2012, a affirmé un enquêteur à la cour ce jeudi.

«On voulait que l’opération se passe bien, alors on a laissé le temps [au journaliste Éric Yvan Lemay] de parler à ses avocats et de préparer ses enfants», a expliqué l’enquêteur François Parent au procès civil contre le corps policier.

L’enquêteur a dû justifier la perquisition chez M. Lemay à la suite d’une plainte d’un hôpital concernant un article où le journaliste faisait état de documents confidentiels non sécurisés dans les couloirs de certains hôpitaux.

« Disproportionné »

M. Lemay avait fait l’objet d’une enquête pour vol à cause des documents qu’il avait pu consulter, et le tout avait abouti à une perquisition, après plusieurs opérations de surveillance.

Pour Le Journal et M. Lemay, qui ont intenté une poursuite civile de 425 000 $ contre la SQ, celle-ci aurait violé le droit à la vie privée et le droit de propriété du journaliste, et aurait été à l’encontre de la liberté de presse avec des mesures «totalement disproportionnées».

«Je ne me suis jamais caché, [les policiers] auraient pu me poser des questions, ce n’était pas nécessaire de rentrer chez moi et fouiller mon ordi», avait témoigné M. Lemay en début de semaine.

Nécessaire

La SQ, quant à elle, explique que la perquisition était nécessaire pour récupérer la preuve permettant d’identifier M. Lemay «hors de tout doute raisonnable». Et s’il n’est pas entré en contact avec Le Journal, c’était pour éviter que la preuve ne soit détruite, même si les chances étaient minimes, a expliqué l’enquêteur Parent lors de son contre-interrogatoire.

Finalement, aucune accusation n’avait été portée contre le journaliste.

Le procès devrait durer encore deux jours, devant le juge Pierre Nollet de la Cour supérieure du Québec.

 

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