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Petry sur la même ligne de départ

« Je n’aurai pas à apprendre un nouveau système 1h30 avant un match » - Jeff Petry

Jeff Petry
Photo Le Journal de Montréal, Martin Chevalier Jeff Petry

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MONTRÉAL | Jeff Petry vivra un premier camp sous la gouverne de Michel Therrien. Avec un lucratif contrat de six ans et 33 millions en poche, Petry aura l’esprit en paix pour les prochains jours, contrairement à la majorité des joueurs qui expérimenteront leur premier séjour avec le CH.

Même s’il n’aura absolument pas à se battre pour un poste, l’Américain de 27 ans considère le prochain camp comme une étape importante. Il se retrouvera pratiquement dans la peau d’un étudiant.

« C’est évidemment un bénéfice, a dit Petry encerclé par une dizaine de journalistes. Je n’aurai pas à apprendre un nouveau système 1h30 avant un match, c’était assez dur. Je retomberai dans mes vieilles habitudes. Quand tu apprends le système au camp, tu ne risques pas de retomber dans un autre système. Il n’y a pas de mélange possible. Ce sera frais dans ma tête. On le répète chaque jour. »

À sa sortie des examens physiques et des séances de photos officielles en ce premier jour du camp où 58 joueurs y participent, Petry a décrit le CH comme une équipe pouvant aspirer aux grands honneurs.

« Oui, je le pense, a dit l’ancien des Oilers d’Edmonton. On a ajouté des joueurs cet été. Un gars comme Semin nous aidera vraiment. Il peut marquer des buts. On a aussi un très bon gardien en Price. De la façon dont ça s’est fini l’an passé, on peut être un aspirant. »

« On ne doit toutefois pas faire l’erreur de s’imposer davantage de pression, a-t-il poursuivi. Notre groupe a connu du succès par le passé. Tu veux passer à l’étape suivante. Les gars deviennent plus matures, ils apprennent du passé et ça peut faire une différence. »

Le calme de Price

Inévitablement, les succès de l’équipe reposeront encore une fois sur les épaules ou plutôt les jambières de Carey Price. Gagnant des trophées Hart, Vézina, Ted Lindsay et Jennings, Price pourra-t-il répéter ses exploits ?

Pour Petry, la question ne se pose pratiquement pas.

« Oui, il peut le faire. Il est terre-à-terre, rien ne va l’influencer de façon négative. Il travaille fort, sa mentalité fait qu’il peut connaître une autre saison comme l’an dernier. Comme il l’a dit, il échangerait tout ça pour une Coupe Stanley. Que tu gagnes ces trophées ou non, l’important est de gagner la Coupe. »

Un choix facile

Petry n’a jamais songé à tester sa valeur sur le marché des joueurs autonomes. Il est rapidement tombé sous le charme de Montréal et du Canadien.

« Je suis très content de mon contrat, a-t-il rappelé. Si quelqu’un a eu plus ou moins, je reste content de mon contrat, je suis content que ça ait été fait avant le 1er juillet. Ce n’est pas seulement l’argent. Ça doit être une bonne situation, tu dois aimer l’environnement. Je me retrouve dans un bon environnement et j’aime la ville. C’était un choix un facile. »

  • Des 58 joueurs au camp, seul Tom Gilbert n’a pas fait les examens médicaux. Le vétéran défenseur était absent en raison d’un virus.