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Le bloquiste Louis Plamondon est convaincu que les Québécois vont revenir vers le Bloc

Louis Plamondon tente de se faire élire pour une dixième fois de suite

élections
Photo Le Journal de Montréal, Héloïse Archambault Député sortant de Bécancour–Nicolet–Sorel, le bloquiste Louis Plamondon sollicite un 10e mandat de suite comme député fédéral­­. D’ici l’élection, le doyen de la Chambre des communes est convaincu qu’il y aura un réveil­­ des Québécois, et qu’ils vont se tourner vers le Bloc.

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Louis Plamondon sollicite un 10e mandat de suite en tant que député fédéral de la région de Sorel-Tracy. Malgré le faible appui au Bloc québécois dans les sondages, le doyen de la Chambre des communes est convaincu qu’il y aura un «réveil» des Québécois en faveur de son parti le 19 octobre.

À 72 ans, vous êtes en politique active depuis 31 ans. Avez-vous songé à prendre votre retraite ?

«Jamais! Je vais me battre pour la souveraineté jusqu’à ma mort. La souveraineté, c’est moderne, c’est l’avenir, ce n’est pas du tout quelque chose du passé.»

Et après 30 ans, vous avez toujours la même passion de la politique active ?

«J’ai toujours le feu sacré, toujours la même intensité, et je mets les mêmes efforts à chaque élection. J’ai une satisfaction et un plaisir à travailler. Quand le bureau du député devient la plaque tournante des revendications de son comté, ça signifie que son rôle est bien fait. Je fais entre 6 et 12 activités par fin de semaine.»

Qu’est-ce qui a le plus changé dans les campagnes électorales depuis 30 ans ?

La technologie. Au début, il n’y avait pas de cellulaire, pas de fax. C’était un autre monde. Avant, le député était quelqu’un d’important lorsqu’il arrivait. Aujourd’hui, on te laisse t’asseoir en arrière s’il reste de la place.»

À la dernière élection, vous avez été parmi les quatre bloquistes élus, et qui ont résisté à la vague orange. Comment expliquez-vous ce qui s’est passé ?

«Il y a eu un courant de sympathie émotif et incontrôlable à l’égard de Jac­k Layton [ancien chef du NPD]. Ça arrive quelquefois, des vagues comme ça. Mais là, ce sera basé sur les engagements et le bilan des partis.»

Les sondages donnent encore une forte avance au NPD au Québec. Croyez-vous que le Bloc sera en mesure d’inverser la tendance ?

«Il va y avoir un réveil et une remontée du Bloc, j’en suis convaincu. Notre campagne vient de démarrer­­. [...] C’est le feeling que j’ai en rencontrant les gens. Je sens que toutes les forces vives sont prêtes à s’impliquer!»

Avec une telle affirmation, plusieurs lecteurs croiront que vous faites de l’aveuglement volontaire. Que répondez-vous ?

«Je suis certain qu’il va y avoir un réveil. C’est de l’optimisme, mais je ne connais pas un peuple dans le monde qui a renoncé à lui-même, qui s’est écrasé. [...] En 2011, on était le vote le plus sûr au Canada deux semaines avant l’élection. Il va y avoir un essoufflement du NPD au Québec quand ils vont réaliser qu’ils sont les dindons de la farce parce qu’ils ne prendront pas le pouvoir. Il va y avoir une prise de conscience des Québécois et une remontée du Bloc. Je suis confiant.»

Vous croyez vraiment à une vague bleue, à l’image de la vague orange en 2011 ?

«Si le Bloc a pu s’essouffler dans une campagne de 37 jours, le NPD peut s’essouffler dans une campagne de 11 semaines.»

Pourquoi les Québécois devraient-ils voter davantage pour le Bloc que pour le NPD ?

«Tu ne peux pas être souverainiste et voter NPD. C’est le parti le plus dangereux pour le Québec, ils sont les plus centralisateurs. Ça veut dire la disparition du Québec! Pour le NPD, les provinces sont des conseils de ville. En votant NPD, on devient les plus grands fédéralistes du Canada. C’est anti-Québec de voter NPD!»

Êtes-vous d’accord qu’un des obstacles du Bloc, c’est le vote stratégique pour défaire les conservateurs ?

«C’est un fait que les gens disent qu’il faut battre Harper. Le vote stratégique, c’est se donner une force au Québec pour défendre nos intérêts. Le Bloc a toujours battu Harper au Québec! Si vous voulez le battre, laissez le Canada anglais faire sa job. [...] On vote pour le meilleur parti qui peut nous représenter.»

Quel résultat serait satisfaisant pour le Bloc, pour cette élection ?

«On a de bonnes chances dans tous les comtés où on a déjà eu des députés, soit 55. Au minimum, on vise 12 sièges pour avoir la reconnaissance du parti officiel, mais on vise beaucoup plus que ça.»

Qu’allez-vous faire si vous êtes battu ?

«Je n’ai jamais pensé à ça.»

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