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Smith-Pelly s’est pris en main

Il a retranché une douzaine de livres à sa charpente

Smith-Pelly s’est pris en main
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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Après avoir fait davantage parler de lui pour sa condition physique que pour ses prouesses sur la patinoire, Devante Smith-Pelly est rentré chez lui avec la ferme intention d’améliorer sa condition physique.

Quatre mois plus tard, l’attaquant de 23 ans s’est présenté au camp d’entraînement plus léger d’une douzaine de livres.

«J’ai eu une discussion avec Berge (Marc Bergevin) et l’entraîneur à ce sujet. Je devais perdre du poids pour être en mesure de m’ajuster à la rapidité de l’Association de l’Est», a expliqué Smith-Pelly, qui fait maintenant osciller le pèse-personne à 211 livres.

Pour ce faire, le hockeyeur de 23 ans soutient qu’il a dû modifier quelque peu ses habitudes estivales.

«J’ai dû me montrer plus discipliné à l’extérieur du gymnase, a-t-il admis. Je me sens maintenant plus rapide et plus fort physiquement.»

Le travail qu’a accompli Smith-Pelly, acquis des Ducks en retour de Jiri Sekac à la date limite des transactions, n’est pas passé inaperçu auprès de la direction.

«Il s’est pris en main, il s’est entraîné fort au cours de l’été. On est très satisfait de ses efforts», a convenu Michel Therrien.

Le 13e attaquant?

Malgré tous les efforts mis de l’avant par l’Ontarien pour se présenter en grande forme, son poste au sein de l’équipe est loin d’être assuré.

Depuis le début du camp, il forme un trio avec Charles Hudon et Sven Andrighetto, deux recrues qui, bien que talentueuses, devraient normalement amorcer la saison dans la Ligue américaine.

Voilà qui laisse présager que Smith-Pelly occupe le 13e et peut-être même le 14e rang dans la hiérarchie des attaquants du Canadien.

«Ça prend des joueurs pour former quatre trios au sein de deux équipes. Je n’y vois aucun message ni aucun signe. Je ne crois pas être l’attaquant de trop, a assuré Smith-Pelly, dont le contrat vient à échéance au terme de la saison. Le camp avance et les trios changent tous les jours.»

Encore des preuves à faire

Bien sûr, Michel Therrien a abondé dans le même sens, lorsque questionné à ce sujet.

«Il ne faut pas voir trop loin. Il ne s’agit que de matchs intraéquipe. On essaie d’équilibrer les trios et les équipes. On est encore loin du premier match à Toronto», a soutenu le pilote du Canadien.

Quoi qu’il en soit, de tout temps, les combinaisons envoyées sur la glace lors du camp d’entraînement furent souvent un reflet des intentions de l’équipe d’entraîneurs

L’avenir nous le dira, mais Smith-Pelly semble avoir encore du chemin à faire pour prouver sa bonne volonté.