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Maladie de Parkinson: des chercheurs montréalais font une percée prometteuse

Dr Alain Dagher
photo d'archives Dr Alain Dagher

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MONTRÉAL – Des chercheurs montréalais ont élucidé un mécanisme à l’origine de la progression de la maladie de Parkinson dans le cerveau.

«Nous pouvons maintenant cartographier la maladie avec plus de sensibilité qu’auparavant», s’est réjoui le Dr Alain Dagher, de l’Université McGill, auteur principal de l’étude. Cette cartographie permet de mieux comprendre la maladie et sa propagation.

Les travaux des chercheurs ont démontré que les cellules cérébrales des malades se détériorent selon le mode de propagation d’une maladie à prions, autrement dit, qu’un agent toxique se propage d’une cellule cérébrale à l’autre par les connexions normales du cerveau. Des mécanismes similaires sont aussi à l’œuvre dans la maladie d’Alzheimer et l’encéphalopathie spongiforme bovine.

Ce processus entraîne la propagation de l’alpha-synucléine, une protéine toxique capable de se reproduire et d’infecter des cellules voisines en empruntant la voie neuronale du cerveau.

Les conclusions de cette étude ont une portée thérapeutique prometteuse. En effet, les traitements actuels ne permettent que de contrôler ou de minimiser les symptômes de la maladie de Parkinson (tremblements, lenteur des mouvements, raideur ou rigidité, perte d’équilibre). À plus long terme, on pourrait mettre au point des thérapies ciblant la protéine responsable de la maladie de Parkinson, l’alpha-synucléine, pour prévenir, ralentir, interrompre, voire inverser sa progression.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique «eLIFE Journal».