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4 ans de prison pour avoir tué un enfant de 7 ans

L’homme conduisait au-delà des limites de vitesse, en état d’ébriété et avec un permis suspendu

Simon Cayouette-Paradis a pris le chemin de la prison pour les quatre prochaines années.
Photo d'Archivesl, Martin Alarie Simon Cayouette-Paradis a pris le chemin de la prison pour les quatre prochaines années.

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SAINT-JÉRÔME | Un homme de 23 ans a été condamné à quatre ans de prison pour avoir tué un enfant de sept ans, avoir rendu sa mère et son frère handicapés à vie en plus de plonger le père dans une profonde dépression.

Le 19 juillet 2014, Simon Cayouette-Paradis n’avait pas de permis de conduire, roulait 115 km/h dans une zone de 70 km/h avec le double de la limite d’alcool permise dans le sang lorsqu’il a heurté la voiture de la famille Mesref à Sainte-Anne-des-Plaines dans les Laurentides. Il venait tout juste d’être expulsé d’un camping.

Il avait de nombreux antécédents en matière de vitesse au volant.

Sami Mesref, sept ans, a succombé à ses blessures quelques heures après l’accident. Son frère Rayan, huit ans, a subi un traumatisme crânien et a eu le tibia et le péroné fracturés. Sa mère, Nellia Aguiar, a eu une cheville «en miettes».

Le juge Michel Bellehumeur a rappelé que le jeune Rayan et sa mère seront handicapés pour le reste de leurs jours et que le père est «dévasté et en dépression».

La famille de la victime n’était pas présente au palais de justice.

«Un permis de conduire est un privilège, et non un droit», lui a rappelé le juge Michel Bellehumeur, hier après-midi, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Simon Cayouette-Paradis a plaidé coupable, jeudi dernier, de conduite avec les capacités affaiblies ayant causé la mort et de conduite avec les capacités affaiblies ayant causé des lésions.

Le juge Michel Bellehumeur l’a condamné à 48 mois de prison.

M. Cayouette-Paradis s’est également vu imposer une interdiction de conduire pour une période de quatre ans. La Couronne demandait une sentence de cinq ans de prison tandis que la défense suggérait de 18 à 36 mois.

Un fléau

Vêtu d’un jeans et d’un t-shirt noir, M. Cayouette-Paradis a regardé le juge durant toute sa comparution. Lorsque le juge a prononcé sa sentence, l’homme de 23 ans a démontré peu d’émotions alors que sa mère retenait ses larmes.

Le juge Bellehumeur a rappelé qu’il y avait plusieurs facteurs atténuants, soit l’âge et le plaidoyer rapide de l’accusé. «Tous s’entendent pour dire que vous êtes une bonne personne. Vous êtes actifs dans la société. Vous avez réglé votre problème d’alcool.»

Ce dernier a toutefois affirmé que les facteurs aggravants soit la vitesse et le taux d’ébriété devaient l’emporter.

«Quelle que soit la sentence, ça ne réparera pas les dommages que vous avez causés», a ajouté le juge Bellehumeur. Ce dernier a rappelé que l’alcool au volant était un véritable fléau. «Ça brise des vies des deux côtés, tant du bord de la victime que de celui de l’accusé.»

La famille de M. Cayouette-Paradis a refusé de commenter le verdict.

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