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Très peu de Canadiens restent pauvres longtemps

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Très peu de personnes pauvres au pays ne réussissent pas à améliorer leur sort et à sortir des affres de la pauvreté, selon une note publiée hier par l’Institut économique de Montréal (IEDM).

L’IEDM a analysé une série de données de Statistique Canada qui démontrent que les pauvres s’enrichissent, et ce, de plus en plus rapidement au fil des décennies.

Ainsi, seulement 3,6 % de l’ensemble des Canadiens sont demeurés sous le seuil de faible revenu entre 1993 et 1998, et cette proportion a chuté à 1,5 % entre 2005 et 2010.

Qui plus est, seulement 13 % des personnes qui se trouvaient au bas de l’échelle des revenus en 1990, incluant les étudiants et les jeunes adultes, s’y trouvaient encore en 2009.

«Ceux qui étaient au bas de l’échelle il y a 20 ans ont connu, en moyenne, une croissance fulgurante de leur revenu», selon Yanick Labrie, économiste à l’IEDM et coauteur de la note La pauvreté n’est pas une condition permanente au Canada.

Hausse moyenne de 635 %

Leur revenu moyen, qui s’établissait à 6000 $ en 1990 est ainsi passé à 44 100 $ en 2009, pour une hausse moyenne de 635 %.

L’économiste est d’avis qu’il importe que ceux se trouvant au bas de l’échelle des revenus ne soient pas prisonniers de leur statut et que leurs enfants ne soient pas condamnés à y rester, plutôt que de se préoccuper du «nombre de riches ou de pauvres à un moment précis».

«Les affirmations alarmistes parfois entendues sur le fait que la pauvreté est une condition permanente pour une partie importante de la population et que les pauvres s’appauvrissent sont donc sans fondement», a affirmé Yanick.

Quel débat?

Selon le coauteur de la publication, le chercheur associé Youcef Msaid, la question qui devrait prévaloir dans les débats sur les inégalités ne devrait pas porter sur l’enrichissement des riches, mais plutôt sur celui des pauvres.

«Bonne nouvelle, la réponse à cette question [est-ce que les pauvres s’enrichissent ?] est un oui catégorique», a-t-il commenté.

 

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