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Facture de 2,5 G$ pour la hausse des déficits des régimes de retraite

La longévité pèse lourd sur les régimes de retraite

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Quelque 380 entreprises québécoises se verront refiler une facture de 2,5 milliards $ pour couvrir la hausse des déficits de leurs régimes de retraite causée par l’augmentation de l’espérance de vie de leurs employés. Alerté par la situation, Québec s’apprête à intervenir.

L’impact des nouvelles tables de mortalité des retraités canadiens qui entrera en vigueur le 1er octobre sera considérable. En vertu de l’ancienne table de mortalité, une femme qui était âgée de 65 ans en 2014 pouvait espérer vivre jusqu’à 87 ans. La nouvelle table porte son espérance de vie à 89,4 ans. De même, un homme de 65 ans peut maintenant espérer vivre jusqu’à 87 ans, 2,3 ans de plus qu’auparavant, a déterminé l’institut canadien des actuaires.

400 000 travailleurs touchés

Parce que les retraités vivent plus longtemps, leur longévité pèse sur les régimes de retraite. L’impact de ces nouvelles tables de mortalité touchera quelque 500 régimes de retraite à prestations déterminées liés à 380 entreprises privées et à pas moins de 400 000 travailleurs, estime la Régie des rentes du Québec.

Ainsi, le passif de ces régimes de retraite à prestations déterminées augmentera entre 3 % et 7 %, a indiqué Pierre Turgeon, porte-parole de la RRQ. Cet impact variera d’un régime de retraite à l’autre suivant l’âge et le sexe des participants. Le passif total, à savoir la somme totale des engagements financiers de ces 380 entreprises envers leurs employés actifs et leurs retraités, s’élève à 88 milliards, a précisé M. Turgeon.

Déficits

L’actif total est moins élevé, confirme la RRQ sans toutefois préciser à combien s’élève le déficit global. «Les régimes qui sont en déficit verront leur déficit augmenter et ce n’est que dans ces cas-là que les cotisations des employeurs vont augmenter», a précisé Pierre Turgeon. Les cotisations supplémentaires pour renflouer la caisse augmenteraient de 550 millions par année pendant cinq ans.

Québec souhaite cependant adopter le projet de loi 57 pour faire disparaître la facture afin de ne pas fragiliser les entreprises. «C’est une hausse annuelle temporaire qui pourrait bien disparaître si le projet de loi 57 était adopté [...] On change la méthode de financement», a indiqué le porte-parole de la RRQ.

 

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