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Leurs idées pour la région

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En prévision des élections fédérales du 19 octobre prochain, l’édition Saguenay-Lac-Saint-Jean du Journal de Québec dressera au cours des trois prochaines semaines un portrait des candidats régionaux et de leurs priorités pour les électeurs. Aujourd’hui: les candidats de la circonscription Chicoutimi-Le Fjord.

 

Caroline Ste-Marie (PCC) <br />
Elle souhaite soutenir sa communauté
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Caroline Ste-Marie (PCC)
Elle souhaite soutenir sa communauté

L’avocate et mère de cinq enfants, Caroline Ste-Marie, souhaite retourner «à ses premiers amours» en se présentant en politique fédérale pour le Parti conservateur. Son objectif est de concrétiser le plus de projets possible en accompagnant les municipalités.

«Je me vois comme une porteuse de projets, comme la fille qui va aller à Ottawa voir dans les programmes pour trouver des sous afin d’aider nos communautés et faire avancer les projets», souligne la candidate.

Caroline Ste-Marie est attirée par la politique depuis son adolescence.

Avant de faire des études en droit de la famille, elle a complété un baccalauréat en sciences politiques.

«C’est quelque chose qui m’a toujours intéressé. J’aime bien les débats oratoires et le contact direct avec les gens», avoue-t-elle.

Elle a choisi la bannière du Parti conservateur puisque ses positions rejoignent ses idées personnelles.

Dossiers

L’implantation d’une douane permanente à l’aéroport de Bagotville sera le «cheval de bataille» de Caroline Ste-Marie. Elle considère que les résidents de la région et les touristes, surtout en provenance de l’Europe, ont réellement besoin de ce service.

«Je me suis engagé formellement à le faire pour développer le tourisme et permettre les échanges économiques. Il y a des études d’impacts actuellement en cours de réalisation. Il faut démontrer que ça va apporter de la vitalité économique. Je devrais être capable de convaincre Ottawa que cet investissement est justifié», annonce-t-elle.

La diversité économique de la région est «primordiale» pour la candidate.

«J’ai fait le tour des six municipalités pour rencontrer les maires et les citoyens pour connaître les enjeux et les besoins. Il y a beaucoup de PME qui essaient de tirer leur épingle du jeu et je vais les aider», affirme-t-elle.

Elle portera une attention particulière à plusieurs dossiers: la Base de Bagotville, Port Saguenay, le tourisme, l’industrie forestière et la recherche effectuée à l’UQAC. L’avocate aimerait également améliorer le système de justice pour favoriser l’aide aux victimes d’actes criminels.

«Je vais être présente pour amener des sommes et des idées. Je veux concrétiser le plus de projets possible».


♦ Caroline Ste-Marie, 49 ans, avocate en droit de la famille

 

 

Dany Morin (NPD) <br />
Il veut relancer l’économie
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Dany Morin (NPD)
Il veut relancer l’économie

Dany Morin, l’actuel député de Chicoutimi-Le Fjord sollicite un deuxième mandat et cette fois-ci, il aimerait le réaliser dans un parti au pouvoir. Pour cette campagne, sa priorité principale est de relancer l’économie.

Dany Morin s’implique depuis dix ans auprès du Nouveau Parti démocratique.

«J’ai pris ma carte de membre du NPD en 2005 lorsque j’ai vu Jack Layton défendre mes valeurs à Ottawa. Je me suis lancé en politique quelques années plus tard pour défendre mes valeurs et celles du parti», explique-t-il.

Le député n’a pas perdu confiance en son parti malgré le décès de Jack Layton.

«Je suis toujours accroché au Parti. En 10 ans, il est allé chercher beaucoup de gens de qualité, des gens qui lui ressemblaient et qui partageaient ses valeurs. Le meilleur exemple est Thomas Mulcair, qui a été son bras droit», fait-il valoir.

Dany Morin est fier de ce qu’il a réalisé dans son premier mandat. La lutte contre l’intimidation et la réalisation du projet pilote de douane partielle à Bagotville sont ses plus grandes fiertés.

Enjeux

Pour lui, l’enjeu principal de cette campagne est l’économie.

«L’économie est l’enjeu numéro un. Nous sommes dans une deuxième récession, le taux de chômage de la région est l’un des plus élevés au Canada. Nous perdons nos jeunes puisqu’ils ont de la difficulté à trouver des emplois de qualité dans leur domaine. Je m’engage donc à relancer l’économie», lance-t-il.

Dany Morin a trois dossiers primordiaux en tête.

«Pour aider l’économie touristique de notre région, il est important d’avoir des douanes complètes à Bagotville. Notre région est très prisée par les Français, les Belges et les Suisses puisqu’ils veulent découvrir le Québec nature. Tant et aussi longtemps que nous ne pourrons pas les accueillir directement dans notre région, ils ne pourront passer plusieurs journées ici et dépenser», affirme-t-il.

Son deuxième «cheval de bataille» est l’industrie forestière.

«Il faut miser sur la recherche et l’innovation en foresterie. Autant pour la première transformation que pour la deuxième et la troisième. La modernisation de l’industrie forestière est importante afin de développer de nouveaux produits et de nouveaux procédés. Il faut aider les PME régionales, grâce à la création d’un crédit d’impôt à l’innovation», poursuit M. Morin.

La Base militaire de Bagotville est sa troisième priorité.

«Elle joue un rôle crucial dans notre économie. Nous devons continuer de développer la deuxième escadre», insiste-t-il


♦ Dany Morin, 29 ans, chiropraticien

 

Denis Lemieux (PLC)<br />
Il mise sur le développement environnemental
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Denis Lemieux (PLC)
Il mise sur le développement environnemental

Le développement économique régional, l’environnement et la place des jeunes font partie des priorités de Denis Lemieux, le candidat du Parti libéral à Chicoutimi.

«Je suis un homme d’idées. Je suis attiré par la création et le partage de la richesse. Il n’y a rien de plus merveilleux que de donner aux autres», souligne M. Lemieux.

L’homme de Chicoutimi s’est démarqué, tout au long de sa carrière professionnelle, grâce à ses talents d’entrepreneur dans le milieu industriel.

«Le rêve saguenéen, ça existe. J’ai travaillé toute ma carrière dans des PME régionales, en créant de la richesse. Je veux prouver aux gens que de vivre et réussir en région c’est possible», mentionne-t-il.

Retraité depuis maintenant quatre ans, il consacre son temps au bénévolat.

«Je mets beaucoup d’énergie à aider les jeunes qui souhaitent démarrer des entreprises. C’est d’ailleurs eux qui m’ont convaincu de me lancer en politique pour aider le développement économique de la région», avoue-t-il.

Il souhaite établir une recette, avec quatre points, pour aider les PME régionales.

«Nous devons utiliser nos ressources naturelles régionales, respecter le développement durable, créer des emplois de qualité et de la richesse pour la région».

Son plus grand souhait est d’attirer les jeunes vers la politique. Son équipe est d’ailleurs composée de jeunes de moins de 25 ans.

Engagements

Denis Lemieux ne veut pas seulement relancer l’économie de la région, il a d’autres projets en tête.

M. Lemieux s’est engagé envers les anciens combattants de Chicoutimi pour faire une maison d’accueil pour ceux qui ont un syndrome post-traumatique.

Les chaires de recherches de l’UQAC font également partie de ses priorités.

Toutefois, ce sont les projets de développement économique relié au domaine de l’environnement qui l’allument.

«Nous sommes des champions mondiaux en environnement. Je veux qu’on développe une industrie de l’environnement dans la région. La planète a besoin de nous. Un bel exemple que j’ai en tête: j’aimerais mettre en place des usines expérimentales pour produire du bio carbone à partir de résidu forestier. Ça deviendrait un outil extraordinaire pour la relance de l’industrie forestière régionale».


♦ Denis Lemieux, 51 ans, ingénieur mécanique, retraité et ancien propriétaire d’Hydralfor

 

 

Élise Gauthier (BQ)<br />
Elle favorise la création d’emplois
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Élise Gauthier (BQ)
Elle favorise la création d’emplois

La candidate du Bloc québécois, Élise Gauthier, est «tombée dans la politique quand elle était très jeune». Son objectif est d’aider son prochain en luttant contre la pauvreté et en favorisant la création d’emplois. Son désir profond est toutefois l’indépendance du Québec.

Élise Gauthier s’est approprié la passion de son père pour la politique dès son très jeune âge.

«J’ai décidé de m’impliquer parce que si tu n’es pas dans une structure, tu ne peux rien changer», souligne celle qui fait partie du Bloc québécois depuis sa fondation.

Depuis le début des années 2000, Élise Gauthier multiplie ses implications dans le milieu politique: elle a été conseillère municipale à Saint-Honoré, attachée politique du député Jean-Marie Claveau et présidente du conseil exécutif du Bloc québécois.

«Je n’ai jamais cessé de suivre le Bloc et le Parti québécois. Je suis quelqu’un de très indépendantiste, l’autonomie et la débrouillardise font partie de mes valeurs profondes. Je suis certaine que le système canadien ne peut pas convenir au peuple québécois», dit-elle.

Élise Gauthier souhaite que des candidats du Bloc québécois, comme elle, puissent faire une différence dans les régions du Québec.

«Depuis quatre ans, le Bloc québécois est pratiquement absent, et je remarque que les régions, nous avons pratiquement rien eu, sinon des pertes d’emplois et des fermetures d’entreprises», illustre Mme Gauthier.

Priorités

Élise Gauthier souhaite améliorer la situation économique de la région, qu’elle qualifie de «catastrophique et désastreuse».

«Je vais soutenir le développement régional en finançant adéquatement l’industrie forestière, l’industrie minière et les petites et moyennes entreprises pour faciliter la création d’emplois», explique-t-elle.

La candidate a quelques projets en tête. Elle souhaite, entre autres, obtenir le refinancement du centre de recherche en technologies de l’aluminium, «ce qui permettrait le développement économique régional de la région de Chicoutimi».

La Base militaire de Bagotville, la forêt, la protection du fjord du Saguenay et la gestion de l’offre pour les agriculteurs seront, elles aussi, en tête de liste de ses priorités.


♦ Élise Gauthier, 66 ans, enseignante en bureautique et détentrice d’un doctorat en sciences de la gestion

 

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