/news/education
Navigation

L’abolition des commissions scolaires n’est plus à l’ordre du jour

Le forum sur l’éducation organisé par le Parti libéral a été critiqué au sein du milieu enseignant

Philippe Couillard
Photo Baptiste Zapirain Même si la fusion des commissions scolaires n’est plus à l’ordre du jour, Philippe Couillard s’est dit ouvert aux commissions qui voudront fusionner leurs services.

Coup d'oeil sur cet article

Il n’est plus question d’abolir ou fusionner les commissions scolaires, a rappelé hier le premier ministre Philippe Couillard.

«Il y a eu des discussions, des scénarios sur la diminution des commissions scolaires, les fusions: on n’est plus là du tout», a-t-il laissé tomber dans un point de presse après le forum sur l’éducation organisé par le Parti libéral au Collège Champlain, à Saint-Lambert.

Il a ainsi appuyé la position de son ministre de l’Éducation, François Blais, qui avait écarté les fusions forcées il y a dix jours.

«Ce n’est pas vrai que, automatiquement, on va gagner en efficacité quand on fusionne des organisations. D’autre part, on éloigne les décisions des enfants», a précisé le chef du gouvernement québécois.

Pas de nomination

Pas question non plus pour le ministère de l’Éducation «de nommer des gens pour gérer l’éducation dans le territoire. Ça va se faire dans le territoire. C’est une garantie totale», a-t-il souligné.

Le chef de l’État a néanmoins rappelé qu’un projet de loi devrait voir le jour à l’automne pour réformer les institutions scolaires, qu’il souhaite «plus près de l’enfant, des classes».

Il se demande si les élections dans les commissions scolaires, où le taux de participation est plus bas que 5 %, «suffisent à garantir une implication réelle et tangible de la communauté».

Hypocrite

Malgré la grogne des enseignants depuis plus d’un an contre les coupes budgétaires, le premier ministre a maintenu qu’il préfère mieux investir l’argent plutôt qu’en injecter davantage.

«Trop souvent, on pense qu’en imposant les moyens, on va arriver aux résultats souhaités. Je pense que c’est une erreur», a-t-il déclaré en clôture du forum.

Il a par exemple expliqué que certaines écoles préfèrent mettre moins de moyens dans l’aide aux devoirs, mais plus dans les classes de rattrapage.

De quoi faire bondir Caroline Senneville, présidente du syndicat enseignant FNEEQ-CSN, indignée de voir les libéraux organiser un forum sur l’éducation. «Ce parti nuit à l’éducation compression après compression», a-t-elle lâché hier.

  • La syndicaliste s’est aussi désolée que des hommes d’affaires et des gestionnaires ont été invités à partager leurs idées, mais «pas les gens qui se lèvent tous les matins pour faire l’école».
 

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.