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Le champagne coulera à flots au cabaret Le Folichon pour ses 35 ans

Le Folichon
Photo Le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés Le harem de Gaétan Bélanger, propriétaire du cabaret Le Folichon.

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Véritable institution à Québec, longtemps fréquentée par les joueurs des Nordiques, le cabaret de danseuses nues Le Folichon soulignera en grande pompe ses 35 ans d’existence.

Le champagne est déjà au frais en prévision de cette grande fête qui aura lieu le 22 octobre. Le président fondateur de l’entreprise Gaétan Bélanger affirme que l’événement prendra même des allures de retrouvailles.

«Les Nordiques étaient ici régulièrement. Ç’a été ma plus belle période, madame! J’ai invité les femmes qui étaient des stars dans ce temps-là à venir faire un tour. Chaque fille a poursuivi son chemin. Il y en a qui sont devenues des femmes d’affaires. On devrait revoir beaucoup de monde», a indiqué M. Bélanger.

En 35 ans d’existence, il estime que plus de 10 000 danseuses ont foulé la scène du Folichon.

«Le domaine est beaucoup plus permissif qu’au début. À 68 ans, je suis dans le domaine depuis que ça existe. J’ai commencé comme imprésario en engageant des gogo-girls en jupette pour accompagner les orchestres que je plaçais dans les bars. Tranquillement, ça s’est déshabillé. Les bars ont commencé à me demander d’envoyer que des filles qui dansaient avec des juke-box», relate le propriétaire.

En 1980, les femmes étaient encore légèrement vêtues.

«Les filles dansaient en bikini. Les gars passaient le chapeau pour ramasser de l’argent pour que la danseuse enlève son soutien-gorge. Ça criait, c’était la folie! Aujourd’hui, elles sont toute nues puis les gars trouvent le moyen de texter.»

La sexualité s’est considérablement affranchie des tabous. Les danses contact ont été légalisées en 1999 et internet a porté un dur coup aux bars de danseuses nues. Les plus fragiles ont fermé leurs portes.

Plus fort qu’une photo

«Il y a une grande différence entre regarder une photo sur internet et admirer une femme sur scène avec toute son charme. C’est mauditement plus fort qu’une photo!» a-t-il ajouté.

Tant que la santé le lui permettra, M. Bélanger compte rester aux commandes de son cabaret.

«J’aime beaucoup le public. Ce n’est pas pas juste une question d’argent. C’est chez nous ici. C’est ma famille. Tant que mon équipe sera là, je veux continuer», a dit le propriétaire qui est entouré du même personnel administratif depuis plusieurs années.

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