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Pourquoi le torticolis?

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Marjolaine, 45 ans, de Québec, me demande les causes de son torticolis.

En fait, plusieurs causes peuvent jouer pour provoquer des douleurs cervicales. Un traumatisme occasionné par un mouvement brusque ou encore une chute peuvent être à l’origine des douleurs.

Le problème est que, souvent, l’événement provoquant le traumatisme passe inaperçu. Par exemple, vous glissez dans une flaque d’eau et tombez sur votre épaule. Comme c’est elle qui a encaissé le coup en premier, elle sera immédiatement douloureuse et vous serez porté à la protéger tant que la douleur sera présente. Mais votre cou aussi a subi un contrecoup. Un tendon a pu être déchiré, un muscle endolori ou même une vertèbre ou un disque déplacés. Et la douleur ne se fera sentir que bien plus tard. Alors, on ne pensera pas systématiquement à protéger son cou, à l’immobiliser pendant un temps, pour faciliter sa guérison.

Un autre exemple est ce que les anglophones appellent le whiplash, que l’on traduit en français par le «syndrome du coup de fouet». Ceci se produit, par exemple, lors d’une collision en automobile. Avant l’arrivée des appuie-tête obligatoires dans les véhicules, bien des personnes mouraient d’une rupture cervicale de la colonne vertébrale. L’appuie-tête prévient une dislocation complète, mais le coup peut quand même laisser des séquelles sous forme de douleurs cervicales récidivantes.

Autres causes

D’autres causes peuvent provenir d’un travail routinier et répétitif, par exemple, des heures devant un écran d’ordinateur, la tête continuellement dans la même position.

Aussi étonnant que cela puisse paraître à première vue, obtenir un bon diagnostic est l’étape la plus souvent escamotée. Un bon diagnostic passe bien sûr par un examen physique fait par votre médecin et, si nécessaire, par une radiographie qui pourra déceler une entorse grave ou une fracture. Si on soupçonne une hernie ou encore la présence d’une tumeur, on pourra demander un examen d’imagerie par résonance magnétique (IRM).

Première étape

En présence de douleurs violentes ou après un traumatisme important (accident d’automobile ou chute grave), la première étape sera de porter un collier cervical. Ceci permettra aux tissus d’entreprendre leur réparation. Par la suite, selon le diagnostic, plusieurs avenues seront envisagées. Bien sûr, des médicaments antidouleur, les analgésiques, pourront être utiles au départ.

Advenant une douleur qui dure, on pourra ajouter des anti-inflammatoires et divers relaxants musculaires pour permettre aux muscles du cou de reprendre leur mobilité sans douleur. Le tout pourra, si nécessaire, être complété par de la physiothérapie et un programme adapté d’exercices pour rétablir les fonctions le plus parfaitement possible.

Ça pique !

Roger, 48 ans, de Beauport, me demande la cause de ses plaques rouges qui démangent.

Démangeaisons intenses, éruption de plaques rouges ou en relief pourraient bien signifier de l’urticaire, qui est l’une des affections de la peau les plus fréquentes. Ce problème se caractérise par l’apparition de plaques rouges surélevées et souvent accompagnées de démangeaisons. Elles se retrouvent sur les bras, les jambes et le tronc.

La taille de l’éruption varie d’une tête d’épingle à de vastes placards de contour variable et celle-ci peut être déclenchée et entretenue par plusieurs causes. De plus, l’urticaire peut être présente à un endroit sur le corps pendant quelques heures seulement ou changer d’endroit d’un instant à l’autre sans raison connue.

L’urticaire peut être due à la prise de certains médicaments, à une piqûre d’insecte ou à certaines maladies infectieuses. Elle peut aussi avoir une origine alimentaire. D’autres causes peuvent inclure le froid, la chaleur, l’eau, le soleil, le pollen et la poussière.

Lorsque la cause est connue, la suppression de l’origine de l’urticaire entraîne en règle générale la guérison. Cependant, lorsque la cause est inconnue, il faut se contenter de traitements symptomatiques. Sur le plan local, on peut diminuer le prurit par des bains d’amidon ou de son d’avoine. Une compresse froide, appliquée pendant une vingtaine de minutes peut aider à réduire l’inflammation des lésions et diminuer le prurit. Il faut surtout éviter de frotter ou de gratter les lésions, afin d’éviter le risque d’infection.

Enfin, ce sont les antihistaminiques qui sont les médicaments à utiliser puisqu’ils possèdent une analogie de structure avec l’histamine qui est libérée lors d’une poussée d’urticaire.