/lifestyle
Navigation

S’affranchir des peurs et des secrets

La journaliste et écrivaine Pascale Wilhelmy.
Photo courtoisie La journaliste et écrivaine Pascale Wilhelmy.

Coup d'oeil sur cet article

La journaliste et écrivaine Pascale Wilhelmy, finaliste au Grand Prix littéraire Archambault 2015 pour son premier roman, propose une histoire d’émancipation et de libération dans son nouvel opus, Une nuit, je dormirai seule dans la forêt.

Depuis ses cinq ans, Emma a peur de tout: des chiens, des éclairs, de grimper aux arbres, du noir, des clowns... et des mains poilues. Pourquoi? Elle a juré de n’en rien dire.

Un soir d’orage, paralysée, elle se fait une promesse: vaincre ce qui l’effraie, briser son grand secret. Une nuit, elle ira dormir seule dans la forêt, au cœur de tous les dangers. Et, si elle survit, elle en reviendra victorieuse. Son amoureux, patient, devine des choses et l’aide, doucement.

Avenir plus léger

Pascale Wilhelmy, avec autant de délicatesse et d’intelligence que de sensibilité, transporte les lecteurs dans l’univers d’Emma et au cœur d’une quête qui la mènera à l’origine même de ses peurs. Elle les affrontera toutes, pour se réserver ensuite un avenir plus léger, prometteur et bien plus agréable.

Pascale voulait raconter l’histoire d’une jeune femme qui se fait un grand cadeau dans la vie: se libérer de ses peurs. «Moi, je me suis libérée un peu tard et je suis une grande peureuse. La carte géographique de mon enfance était celle des maisons où il y avait des chiens et des maisons où il n’y en avait pas. Je n’ai jamais grimpé à un arbre ni fait des pirouettes. J’ai fait plein d’autres choses, mais pas ça.»

Elle voulait raconter l’histoire d’une femme poursuivie par des peurs qui l’empêchent de vivre pleinement. «Qu’est-ce qui fait que tu as peur dans la vie? Que tu as peur du noir? J’ai eu une enfance très heureuse, mais il y a des gens qui sont marqués par l’enfance. J’ai décidé de raconter, à petites doses, l’origine des peurs de cette femme. Et comment elle décide de se libérer.»

Pascale l’avoue: elle est une vraie, une authentique peureuse. «J’ai peur encore des chiens. Je déteste la vitesse et me baigner dans la mer — j’ai peur d’être emportée par une vague. J’ai des peurs, mais ce ne sont pas des peurs existentielles, ce sont des peurs concrètes quand il y a un danger.» Elle déteste aussi les clowns et les mascottes.

Et passer une nuit seule en forêt? «J’ai fait une tentative dans le gazebo, à la campagne, proche de la forêt. Après une heure, je deviens folle. Mais je voulais entendre le bruit de la forêt pour bien la représenter. Si tu as le moindrement d’imagination — et j’en ai beaucoup —, il y a 1000 histoires qui peuvent se passer dans la forêt. Je serais incapable d’aller dormir toute seule dans la forêt, même à côté de la maison.»

  • Pascale Wilhelmy est présente dans le paysage culturel québécois depuis plusieurs années, à la télévision et à la radio.
  • En librairie le 30 septembre
Pascale Wilhelmy — Une nuit, je dormirai seule dans la forêt
La journaliste et écrivaine Pascale Wilhelmy.