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«L’informatique est gangrenée», dit la CAQ

Martin Coiteux assure passer à l’action avec son ménage

periode des questions
Photo Le Journal de Québec, Simon Clark Le député de la CAQ Éric Caire.

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Le ménage entrepris par le gouvernement n’est pas suffisant, selon la Coalition avenir Québec (CAQ), qui a tonné que «l’informatique est gangrenée par les malversations».

Le député de la CAQ Éric Caire a lancé cette réplique en chambre au président du Conseil du trésor, Martin Coiteux. Le parti d’opposition réclame plus que jamais une commission d’enquête sur la gestion des contrats en informatique.

Un argument s’ajoute dans l’équation, selon la CAQ. Le rapport de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) rendu public la semaine dernière souligne que «l’hypothèse de la présence de collusion et de corruption dans les technologies de l’information, à l’instar de l’industrie de la construction, est maintenant validée».

Citant les constats de l’UPAC concernant les stratagèmes d’«explosion de prix», les «pots-de-vin» que sont prêtes à offrir des firmes privées et leur influence sur le gouvernement, la CAQ veut que le gouvernement soit capable de savoir «quelles firmes sont à l’origine de ces stratagèmes, combien elles nous ont volé et ce que le gouvernement va faire afin que l’on soit remboursé».

En réplique, Martin Coiteux a d’abord précisé que c’était lui qui avait mandaté l’UPAC pour produire ce rapport. «La question, ce n’est pas ce qu’on va faire, mais ce que nous faisons depuis plusieurs mois. [...] La CAQ demande le ménage. Eh bien, qu’elle ne s’insurge pas contre le ménage, car il est en cours.»

Mardi matin, notre Bureau d’enquête a publié un reportage concernant deux enquêtes administratives lancées par la direction du Centre des services partagés du Québec. Trois gestionnaires ont été relevés temporairement de leurs fonctions. Ils ont été photographiés à un match de hockey au Centre Bell en compagnie d’un représentant de Bell Canada.

Un des trois fait aussi l’objet d’une vérification après qu’il eut omis de souligner l’existence d’un inventaire de 51 M$ de matériel inutilisé, alors que son organisme s’apprêtait à acheter pour 25 M$ de matériel additionnel.

«Quand il y a une faute de gestion grave, il doit y avoir des conséquences [...] et il a été relevé de sa fonction», a expliqué Martin Coiteux, concernant ce gestionnaire. «On a agi très promptement», a-t-il ajouté, avant d’énumérer ses efforts pour redresser la gestion du secteur informatique gouvernemental québécois.

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