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Nomination de l’Arabie saoudite: la CAQ veut que le Canada cesse de financer le Conseil des droits de l’homme

Benoit Charette
Photo d'archives Benoit Charette

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QUÉBEC - La Coalition avenir Québec (CAQ) demande au Canada de suspendre son financement au Conseil des droits de l’homme de l’ONU tant et aussi longtemps que l’Arabie saoudite assurera la présidence d’un comité consultatif de l’organisation.

Le porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de relations internationales, Benoit Charette, a déclaré mardi qu’il était «gênant, pour ne pas dire scandaleux» que ce comité soit dirigé par un pays où «les cas d’exactions sont légion».

«L’Arabie saoudite est tout de même le berceau de l’islamisme radical, a soutenu le député de Deux-Montagnes. On y pratique des exécutions sur la place publique, on condamne les dissidents politiques et l’égalité homme femme n’est respectée d’aucune façon là-bas.»

Benoit Charette a ajouté que la présence de Riyad à la tête du comité consultatif avait pour effet de «vicier» le processus des Nations unies en matière de droits de l’homme.

«Ce que ça veut dire en clair, c’est que c’est l’Arabie saoudite qui détermine dorénavant l’agenda, sinon les affectations de différents experts internationaux qui vont enquêter sur des exactions présumées sur la scène internationale», a-t-il déploré.

Si les critiques formulées par le Canada n’ont pas donné de résultats, la CAQ croit que l’argument monétaire pourrait inciter le Conseil des droits de l’homme à revenir sur sa décision.

«On a là possiblement un levier de négociation qui est nouveau. Les lettres, les doléances n’ayant pas porté fruit, peut-être qu’en matière de financement, on pourrait maintenant espérer un résultat», a dit Benoit Charette.

La CAQ a déposé une motion à l’Assemblée nationale enjoignant le prochain gouvernement fédéral à ne plus financer le Haut-Commissariat aux droits de l’homme tant que l’Arabie saoudite dirigera le comité consultatif. Les autres partis politiques ont toutefois refusé d’accorder leur appui au texte du deuxième groupe d’opposition.

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