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Convaincue qu’il y a d’autres victimes

Une femme qui affirme avoir été harcelée sexuellement par Marcel Aubut se confie au Journal

Secrétaire dans l'affaire Marcel Aubut
Photo Pierre-Paul poulin, Le Journal de Montréal

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Une troisième femme affirme avoir été victime de harcèlement sexuel par Me Marcel Aubut, quelques heures seulement après qu’une avocate eut dénoncé le président du Comité olympique canadien pour des gestes similaires.

 

«Avec le temps, il commençait à être de plus en plus à l’aise avec ses gestes. Les mains descendaient un peu plus bas chaque fois», a confié la femme à notre Bureau d’enquête.

«Je suis en état de choc, mais je dois vous avouer que je suis surprise que ça ait mis autant de temps à sortir, parce que je suis convaincue que je ne suis pas la seule», a confié Ève (nom fictif), une ancienne adjointe exécutive d’un cabinet d’avocats dans lequel Me Aubut a déjà travaillé.

Embauchée à la fin de l’année de 2011, la femme affirme avoir vécu plusieurs incidents dès ses débuts au cabinet. «Quand j’allais porter des dossiers à son bureau, il avait toujours les mains autour de ma taille, très proche de mes fesses. Il fallait toujours qu’il me touche à l’épaule, qu’il me touche quelque part», a-t-elle souligné.

N’ayant jamais vécu une telle situation, Ève a tenté de se convaincre qu’il ne s’agissait que de gestes affectueux, sans plus. «J’essayais de voir qu’il n’y avait pas de mal là-dedans, mais puisque ça a persisté au fil des semaines, j’ai changé d’avis, a affirmé la femme. Avec le temps, il commençait à être de plus en plus à l’aise avec ses gestes. Les mains descendaient toujours un peu plus bas. C’était chaque fois que je rentrais dans son bureau.»

Arrêt de travail

Les gestes qu’elle reproche à Me Aubut l’ont éventuellement menée à un arrêt de travail. «Il m’a appelée dans mon bureau me demandant d’aller récupérer un dossier et de lui apporter dans sa salle de conférence. Quand je suis entrée dans sa salle, il était en boxer», a confié Ève. En plus du grand stress vécu par son travail, l’événement a été pour elle la goutte qui a fait déborder le vase.

«Mon cerveau n’était même plus capable de se reposer, j’étais même plus capable de dormir, mon médecin a été obligé de me donner des cachets pour que je puisse dormir», a affirmé la femme.

Entente

Ève a signé une clause de confidentialité concernant cette affaire, ce qui nous empêche de dévoiler son identité. Elle a reçu près de 10 000 $ pour la signature de l’entente l’obligeant à garder le silence.

 — Avec la collaboration de Félix Séguin, Bureau d’enquête

Résumé de l’affaire

Mercredi

  • Marcel Aubut annonce qu’il se retire temporairement de ses fonctions de président du COC.
  • Le Globe and Mail révèle qu’il s’agit d’une plainte pour harcèlement sexuel à l’endroit d’une employée de la Fondation olympique canadienne.

Jeudi

Le parcours de marcel aubut

Secrétaire dans l'affaire Marcel Aubut
Photo d'archives, Le Journal de Québec, Didier Debusschère

1978 - Devient propriétaire et président-directeur général des Nordiques de Québec

1995 - Annonce la vente officielle des Nordiques

2000 - Devient membre du Comité olympique canadien

2009 - Devient le premier francophone élu président du COC

2011 - Élu à la Commission des relations internationales du Comité international olympique

2015 - Inaugure la Maison olympique canadienne à Montréal

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