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9 services que les médecins vous chargent en clinique, mais que vous ne payeriez pas à l’hôpital

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Jugés comme des «frais illégaux» par les partis d’oppositions, les frais accessoires sont au coeur des débats actuellement à l’Assemblée nationale.

Le Protecteur du citoyen a d’ailleurs publié vendredi son avis sur les frais accessoires en matière de santé et de service sociaux, ce qui accentue les revendications des trois partis d’opposition qui souhaitent carrément l’interdiction de la facturation de ces frais aux patients. 

Voici la liste des frais accessoires assurés, chargés en cabinet ou en clinique aux patients, mais pas facturés dans les hôpitaux :

  • Application d’un sparadrap de 4 cm, à la suite d’une chirurgie mineure (40 $)
  • Pose d’un stérilet (de 125 $ à 200 $)
  • Injection de gouttes ophtalmiques (de 20 $ à 300 $)
  • Utilisation d’agents anesthésiques (de 10 $ à 100 $)
  • Utilisation d’instruments et de médicaments requis pour diverses interventions comme la coloscopie (500 $) ou la vasectomie (150 $)


Voici la liste des services désassurés, facturés aux patients en cabinet ou en clinique puisqu’ils sont couverts par le régime public uniquement s’ils sont fournis aux usagers à l’hôpital.

  • Services d’échographie (85 $ à 300 $)
  • La thermographie (de 85 $ à 300 $)
  • L’imagerie par résonance magnétique (de 625 $ à 1 350 $)
  • Frais administratifs d’annulation pour un rendez-vous manqué (20 $ à 80 $)

«Une facturation directe aux usagers des frais accessoires aux services assurés compromet les principes d’universalité et d’accessibilité à la base du régime public» -Le Protecteur du citoyen

Petit historique des frais accessoires

Les frais accessoires ont fait leur apparition en 1970. À l’origine, ces frais, exceptionnellement chargés aux patients, visaient une courte liste de médicaments, anesthésiants et pansements couverts dans les hôpitaux, mais pas en clinique ou en cabinet.

Par contre, de 1970 à 2015, la liste des frais accessoires s’est allongée et complexifiée de façon importante. Ces frais accessoires facturés ont perdu leur caractère d’exception.

Selon le Protecteur du citoyen, ils sont utilisés par les médecins pour compenser la hausse des frais de fonctionnement conséquents aux avancées technologiques et pharmacologiques.