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La Banque Nationale supprimerait jusqu'à 400 postes

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MONTRÉAL – Le secteur financier québécois traverse une période difficile. Deux institutions majeures, la Banque Nationale et Manuvie, ont dû se résoudre à sacrifier des centaines de postes dernièrement.

La Banque Nationale a annoncé la mise à pied de quelques centaines d’employés, jeudi, après la fermeture des marchés. Pour le moment, la direction de l’entreprise refuse de divulguer le nombre précis de licenciements. Mais selon les sources de la chaîne Argent, jusqu’à 400 employés pourraient perdre leur travail.

«Nous ne pouvons pas dévoiler un chiffre précis, car on fait encore des évaluations», a commenté Claude Breton, vice-président aux affaires publiques de la Banque Nationale. Cependant, M. Breton a précisé que les mises à pied seront principalement effectuées au Québec. Près de la moitié des employés sacrifiés travaillent dans le réseau de succursales.

«Les habitudes des clients changent. Ils veulent moins de services en succursale, plus de services en ligne. Donc, on doit recruter des gens en TI», a ajouté Claude Breton, soulignant que les mises à pied sont commencées et que le processus va se poursuivre pendant quelques mois.

La Banque est aussi en mode embauche. Environ 500 postes sont affichés au pays, dont des emplois en TI. Toutefois, il n’est pas rare qu’une institution de cette ampleur propose des centaines d’emplois, au même moment.

En début de semaine, la chaîne Argent a dévoilé que la société torontoise Manuvie a déjà procédé à plus d’une centaine de licenciements à Montréal, à la suite de l’acquisition des activités canadiennes de l’écossaise Standard Life.

Vendredi, Finance Montréal, la grappe de l’industrie financière, chargée de développer le secteur financier, qui est financée par des fonds publics, a refusé de commenter les licenciements pour une deuxième fois en quelques jours

Une charge de 85 millions $ et une émission de 300 millions $

Les charges attribuables à la restructuration annoncée par la Banque Nationale devraient totaliser environ 85 millions $. Par communiqué, Louis Vachon, le grand patron de l’organisation, a indiqué que l’institution «prendra toutes les mesures nécessaires pour minimiser les impacts auprès des employés touchés, notamment en offrant des programmes de reclassement et des plans de mises à la retraite».

Le 85 millions $ inclut une charge liée à un investissement dans la société de valeurs mobilières Maple Financial Group. Les autorités allemandes ont mené une perquisition dans des locaux de la firme le mois dernier dans le cadre d’une enquête portant sur de l’évasion fiscale et du blanchiment d’argent.

La Banque Nationale compte actuellement 17 300 employés à temps plein. La Banque a également indiqué qu’elle procédera à une émission d'actions ordinaires, pour récolter un peu plus de 300 millions $.

«Comme nous prenons une charge de 85 millions $, il y aura un impact sur notre capitalisation, a commenté Claude Breton. On doit respecter des normes de capitalisation internationale. La banque veut aussi avoir un coussin, dans l’éventualité où il y aurait des opportunités d’acquisitions.»

Vendredi, l’action de la Banque Nationale a chuté de 5,3 % ou 2,27 $, à 40,89 $. En août, l’entreprise a dévoilé des profits de 453 millions $ au troisième trimestre, en hausse de 3 % sur un an.