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L’enquête sur Aubut étendue

Le Comité olympique se dit préoccupé par les allégations

L’enquête sur Aubut étendue
Photo d'archives

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Sarah Bélisle et l’Agence QMI

Les allégations de harcèlement sexuel qui s’accumulent depuis quelques jours au sujet de Marcel Aubut sont si «troublantes» que le Comité olympique canadien a élargi vendredi l’enquête interne qu’il mène sur son président.

«Les allégations apparues récemment dans les médias sont extrêmement troublantes. Ainsi, nous étendons nos enquêtes afin d’examiner de façon détaillée toute plainte, formelle ou non, qui est portée à notre attention», peut-on lire dans un communiqué publié vendredi par le Comité olympique canadien (COC).

Marcel Aubut s'est retiré temporairement de ses fonctions au sein du COC mercredi en attendant les conclusions d’une enquête interne à son sujet. Celle-ci a été déclenchée après qu’une plainte formelle eut été déposée contre lui. Aucune enquête policière n’a été évoquée dans cette affaire.

Limites

Depuis, d’autres femmes se sont confiées dans les médias, le décrivant comme un homme qui aurait dépassé les limites en termes de gestes, de paroles et de comportements à caractère sexuel à leur endroit.

S’ajoutent à cela les reportages au sujet d’une lettre datant de 2011 dans laquelle le chef de la direction et secrétaire général du Comité préciserait clairement à Me Aubut les comportements qu’il doit cesser d’avoir.

Il se serait alors engagé à cesser de toucher les gens, cesser les baisers, cesser toute allégation sexuelle de tout ordre, tant devant des hommes que devant des femmes, cesser d'inviter des femmes à devenir sa copine et à travailler avec lui et d’arrêter de les complimenter sur leur beauté et de leur demander pourquoi elles n'étaient pas mariées.

Très préoccupé

«Nous sommes très préoccupés par les allégations qui ont été faites et par le bien-être de ceux qui pourraient être affectés, peut-on lire dans le communiqué du COC. Nous nous engageons à prendre toutes les mesures nécessaires à la suite des conclusions de [l’enquêteur indépendant] ou de tout autre conclusion.»

En plus de l’enquête menée par l’ex-juge François Rolland sur la plainte initiale, le Comité a donc annoncé vendredi la mise en place d’une seconde enquête concernant toute autre allégation.

Le Comité encourage d’ailleurs toute personne concernée à communiquer avec lui.

«On n’a pas fixé de limites à l’étendue de cette enquête-là. On va écouter tout le monde [...] On vise surtout les gens impliqués dans le monde de l’olympisme», a précisé le porte-parole Ricky Landry, qui souligne que les plaintes pourraient ne pas concerner uniquement Me Aubut.

Me Aubut n’a pas donné suite aux demandes d’entrevue du Journal vendredi.


«Je me suis vite rendu compte que ce n'était pas mes talents en tant que spécialiste en droit du sport qui étaient en jeu, mais bien, je pense, mon physique [...] Et là, il m'a embrassée. Et je me suis sentie vraiment comme violée.»

-Me Amelia Salehabadi-Fouques, avocate impliquée dans les sports

«Je suis en état de choc, mais je dois avouer que je suis surprise que ça ait mis autant de temps à sortir, parce que je suis convaincue que je ne suis pas la seule.»

-Une ancienne adjointe exécutive qui a requis l’anonymat

«Monsieur Aubut a déclaré qu'il n'a jamais eu l'intention d'offenser ou d'indisposer quiconque par des paroles qu'il aurait prononcées dans le cadre de ses fonctions.»

-Extrait d’une brève déclaration publiée par Me Aubut mercredi

 

Celles qui se sont manifestées jusqu’ici

L’enquête sur Aubut étendue
Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

Une ancienne adjointe exécutive d’un cabinet d’avocats dans lequel Me Aubut a déjà travaillé a confié au Journal et TVA Nouvelles avoir été victime de harcèlement sexuel de sa part. Celle qui a requis l’anonymat a notamment raconté qu’elle aurait trouvé Me Aubut en caleçon boxeur dans une salle où il l’avait convoquée.

L’enquête sur Aubut étendue
Photo d'archives

Une avocate impliquée dans le sport, Amélia Salehabadi-Fouques, a accusé publiquement Me Aubut d’avoir eu des comportements inappropriés envers elle. Elle n’a pas décidé encore si elle portera plainte.

Celle qui a ouvert le bal

Une employée de la Fondation olympique canadienne qui aurait porté plainte auprès du Comité olympique canadien (COC) contre Marcel Aubut dans les derniers jours. La plainte serait liée à du harcèlement sexuel de sa part, selon The Globe and Mail.

La plainte concernerait des «commentaires verbaux» faits par Me Aubut, ajoute le quotidien. Elle a mené à l’ouverture d’une enquête interne du COC. L’identité de la plaignante n’a pas été révélée.

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