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Les pieds dans le terroir dans les Pays de la Loire

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ANCENIS, Pays de la Loire (France) | La douceur de son climat et la qualité de sa terre prédisposent cette région à la viticulture d’abord, mais aussi aux productions fruitières et légumières. Dans ce terroir situé à une quarantaine de kilomètres de Nantes, j’ai effectué trois rencontres qui illustrent la passion de ces artisans de l’agroalimentaire d’aujourd’hui.

À Ancenis, à deux pas de la Loire, près d’une petite place, un caveau abrite la Maison des vins qu’anime Maxime Daviet.

Les vins des coteaux d’Ancenis produits de part et d’autre de la Loire y trouvent une vitrine privilégiée. Ces vins y sont proposés en dégustation gratuite et sont disponibles sur place. Les huit AOC de ce terroir sont étiquetés sous les dénominations muscadet (cépage melon de Bourgogne), malvoisie (pinot gris), gamay rouge et Anjou (cabernet franc principalement).

«Dans les coteaux d’Ancenis, on trouve toute la gamme de couleurs et de nuances de vins», explique Maxime Daviet.

La Maison des vins abrite aussi quelque 750 références d’autres vins de France et d’ailleurs. La dégustation sur place, combinant vins et produits du terroir, est proposée autour de la barrique et en terrasse, en formule tapas, les choix étant suggérés par les trois sommeliers attachés à l’établissement.

Non loin d’Ancenis, Hélène Jardin et Laurent Jouve ont trouvé à Houdon un domaine d’une vingtaine d’hectares où concrétiser leur reconversion professionnelle, qu’ils ont baptisé Les jardins de Pimba. Ce nom fait référence au bagandou, une langue du nord du Cameroun, qui signifie champ.

C’est que Hélène a consacré dix ans de sa vie à la coopération internationale, d’abord au Cameroun, puis au Niger. Laurent, de son côté, également dans le même domaine, faisait le lien entre le marché de gros parisien et les producteurs africains.

Depuis seize ans, ils produisent des fruits (pommes, poires, kiwis et fraises) ainsi qu’une multitude de variétés de légumes. La certification bio a été attribuée au domaine il y a neuf ans.

Produits variés

Une partie de la production est vendue sur place. Une autre partie est livrée chaque semaine sous la forme d’un panier varié à 300 abonnés de Nantes. Les produits et variétés oubliés trouvent leur place dans les plates-bandes des Jardins de Pimba.

«Plutôt que l’aspect esthétique, nous favorisons les qualités gustatives du fruit ou du légume, de façon à ce que le consommateur fasse la différence», explique Laurent Jouve.

De nombreux stagiaires mais également des «woofers» venant de plusieurs continents, les uns en apprentissage, les autres en cours de reconversion professionnelle, constituent une bonne part de la main-d’œuvre des Jardins de Pimba. Tous se retrouvent le midi autour de la table familiale où... l’anglais est de rigueur.

«Le bio n’a de sens que si c’est une façon de voir la vie», dit Laurent. Selon lui, l’action qu’il mène est «une relation entre nous en France et aussi avec les peuples du monde».

À Ligné, la famille Landron-Chartier exploite un vignoble de 25 hectares bio planté à parts égales en cépages melon de Bourgogne (muscadet), gamay ainsi que pinot gris, cabernet franc et cabernet sauvignon. Une quinzaine de cuvées différentes naissent de ces différents cépages, en fonction de l’âge de la vigne ou de la typicité du sol.

Aux visiteurs qui se présentent sur les lieux, on propose une animation-découverte. «Les gens découvrent ce qu’est le travail du vigneron. En passant au bio, nous avons changé de clientèle. Nous avons affaire à des gens qui connaissent mieux le vin et qui cherchent de «belles» bouteilles et non pas le volume au meilleur prix», dit Benoît Landron.

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