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Avec le «vent dans le dos», Gilles Duceppe reçoit l’appui enthousiaste de Pierre Karl Péladeau

Avec le «vent dans le dos», Gilles Duceppe reçoit l’appui enthousiaste de Pierre Karl Péladeau
Photo d'archives

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MONTRÉAL – Pierre Karl Péladeau a fait un passage remarqué dans un rassemblement de militants souverainistes samedi à Montréal dans le but de donner une impulsion supplémentaire à Gilles Duceppe, qui estime maintenant avoir «le vent dans le dos».

Sur la tribune, le chef du Parti québécois a usé d’un ton énergique où d'entrée de jeu, il a souligné avoir connu «une bonne soirée» vendredi, encensant la performance de Gilles Duceppe au débat «Face à face» de TVA.

Son enthousiasme peu contenu a soulevé la foule qui a répondu par des applaudissements sentis, en scandant «mon amour, mon amour», en référence à une réponse de Justin Trudeau qui, dans une tirade avec Gilles Duceppe, a fait un lapsus en disant «c’est une leçon d’histoire, ça, mon amour» au lieu de «mon ami».

Pierre Karl Péladeau a ensuite lancé un appel à l’unité des forces souverainistes en demandant à chacun de rester mobilisé dans les semaines et les années à venir.

«Merci... bloquistes, onistes (Option nationale), solidaires et même caquistes, puisque je remercie à la fois les nationalistes, les souverainistes et les indépendantistes», a-t-il lancé aux militants qui scandaient «un pays, un pays».

Le vent a tourné

Le chef du Bloc a pris place au lutrin devant des partisans chauffés et bruyants. Il estime que la campagne connaît un nouveau souffle, qui l'avantage et le propulse vers l'avant.

«On a commencé cette campagne avec un vent de face, mais là le vent a tourné et continue de tourner et on l’a dans le dos», a lancé Gilles Duceppe.

Dans son discours, il a répété qu’avec le Bloc c’est «le Québec d’abord, le Québec tout le temps». Il a galvanisé ses troupes en martelant qu’il représentait la seule option pour représenter les intérêts du Québec à Ottawa.

Il a ensuite ouvert la porte à un vote stratégique, calqué sur la tendance qui perce les sondages depuis le début de la campagne.

«Le prochain gouvernement risque d’être minoritaire et le Québec peut et doit en profiter. En votant pour le Bloc, on peut avoir la balance du pouvoir», a conclu Gilles Duceppe.

Aussi présent à ce rassemblement, qui se tenait à la salle l'Astral de Montréal, le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, a salué le parterre de militants «gonflés à bloc» debout devant lui. Il a invité chacun à appuyer sans réserve le Bloc québécois, faisant de ce vote une première étape dans un calendrier vers l’indépendance.

«Les 78 députés qui seront élus au Québec seront en poste, en 2018, lorsqu’une coalition indépendantiste tentera de se faire élire pour réaliser l’indépendance du Québec. Voter pour un parti du bloc canadien, c’est voter soi-même pour la couleur des chaînes du carcan canadien», a dit le chef d’Option nationale.

Sol Zanetti s’est livré à une diatribe de la fédération canadienne en affirmant que les électeurs du Québec n’ont rien à gagner en tentant de placer leur confiance dans un autre parti que le Bloc.

«Qu’on mette n’importe qui à la tête d’un régime qui a des intérêts opposé aux nôtres ça n’améliorera jamais notre avenir. Ayons la déférence de laisser les Canadiens choisir leur parti préféré», a ironisé M. Zanetti.

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