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Une avocate porte plainte au Barreau

Me Amélia Salehabadi-Fouques a déposé une plainte au Barreau du Québec contre Me Aubut vendredi.
Photo capture d'écran, TVA Nouvelles Me Amélia Salehabadi-Fouques a déposé une plainte au Barreau du Québec contre Me Aubut vendredi.

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L’avocate qui a affirmé cette semaine avoir été victime de harcèlement de la part de Me Marcel Aubut a déposé une plainte vendredi au Barreau du Québec.

«Si on ne fait pas ça, il n’y a rien qui se passe. J’en ai marre», a lâché au Journal Me Amélia Salehabadi-Fouques, jointe hier au téléphone.

Elle a voulu montrer sa solidarité avec l’employée du Comité olympique canadien à l’origine de la plainte contre l’ancien président Marcel Aubut, qui a démissionné hier.

«La jeune femme était en souffrance. J’ai voulu lui dire “je te crois, parce que c’est arrivé”», souligne la spécialiste en droit du sport.

La plainte a été déposée au Barreau «en tant qu’avocate, qui s’est fait harceler par un autre avocat».

Embrassée de force

Me Salehabadi-Fouques dit avoir été harcelée à trois reprises par Me Aubut. La première fois, c’était il y a quatre ans au restaurant, où Me Aubut l’aurait embrassée de force.

La deuxième fois se serait déroulée dans un hôtel à Québec, où ils devaient se rencontrer pour affaires. Me Aubut lui aurait alors carrément dit qu’il avait demandé des clés pour sa chambre. L’avocate a eu si peur qu’elle a averti la réception de ne pas donner un double de ses clés, «surtout si c’est Marcel Aubut».

La troisième fois, il y a un an, Me Aubut lui aurait demandé devant son fils âgé de 15 ans pourquoi ils n’avaient pas encore couché ensemble.

«C’était méchant», a-t-elle résumé.

Mme Salehabadi-Fouques dit maintenant s’attendre à une enquête «approfondie» du Barreau.

D’autant que Me Aubut ne serait pas le seul avocat à agir de la sorte. Elle souhaite d’ailleurs écrire un livre pour raconter ce que les femmes vivent tant dans les bureaux d’avocats que dans le monde du sport.

«C’est très dur à porter. On m’a déjà dit “tu mets trop de décolletés”. Mais j’ai envie de m’habiller comme je veux, sans que tu viennes m’embrasser sur la bouche avec ta langue dégueulasse», lâche-t-elle.

 

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