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Intimidés par des autochtones à la chasse

Même s’ils ont payé 2800$ pour être seuls sur leur territoire

Michel Gagnon
Photo Le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin Étienne Lavallée et Michel Gagnon ont été très déçus de leur séjour de chasse dans la réserve faunique La Vérendrye.

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ROUYN-NORANDA  |  Un résident de Montréal qui a payé 2800 $ pour une semaine de chasse dans la Réserve faunique La Vérendrye a vécu l’horreur alors qu’une trentaine d’autochtones l’auraient menacé et ont envahi son territoire, qui devait lui être exclusif.

Michel Gagnon, son fils et un de ses employés ont réservé un territoire exclusif de 100 km2 auprès de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), qui gère la Réserve faunique La Vérendrye. 

 

 

Posted by Michel Gagnon on mardi 22 septembre 2015

Dès leur arrivée, ils ont vu un groupe d’autochtones dans un camp de chasse sur leur territoire. «Je suis allé les voir pour qu’on s’explique calmement. Ils m’ont dit que je n’aurais pas beaucoup de place pour chasser puisqu’ils étaient huit, mais qu’en soirée ils allaient être une trentaine. Ils sont restés sept jours. Ils nous ont laissé un petit territoire et nous ont dit que si on allait chasser ailleurs, ce serait risqué. Pourtant, c’est nous qui avons payé pour être là», a-t-il dit.

À sa sortie de la forêt, M. Gagnon a publié une vidéo sur Facebook dans laquelle il dénonce la Sépaq, qui est au courant selon lui de la situation, mais n’informe pas ses clients.

«Pendant huit jours, on s’est amusé à se protéger des Indiens (sic). On a été très déçu de voir que la Sépac était au courant. Ils te cal... dans le bois avec une gang de loups affamés. Tu vas à la chasse et arrivera ce qui arrivera», a raconté M. Gagnon.

Pendant les huit jours qu’il a passés dans la forêt, M. Gagnon affirme que les autochtones ont abattu entre sept et neuf orignaux dans son territoire, alors que son groupe est revenu les mains vides. «Ils chassent la nuit à partir de la boîte de leur pick-up. Ils ont des droits alors que nous, on a des lois», a-t-il dit.

Entente

La porte-parole de la Sépaq Hélène Ayotte a indiqué que dans plusieurs documents remis à tous les chasseurs, il est clairement indiqué que des autochtones pratiquent des activités de chasse et de pêche dans certaines réserves fauniques, dont La Vérendrye.

«Tout le monde sait qu’il y a des autochtones qui vivent dans la Réserve faunique La Vérendrye. C’est tout à fait normal que les gens qui vivent là aillent à la chasse», a-t-elle dit.

En fin de journée hier, la Sépaq a offert de rembourser le forfait de chasse en échange que M. Gagnon retire sa vidéo sur Facebook, ce qu’il a accepté.