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Partenariat transpacifique: Les pêcheurs gaspésiens craignent l’arrivée de produits «bon marché»

Les acteurs interrogés par le Journal déplorent l’absence de consultation ayant mené au Partenariat transpacifique.
Photo Facebook, William De Merchant Les acteurs interrogés par le Journal déplorent l’absence de consultation ayant mené au Partenariat transpacifique.

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GASPÉ – Les pêcheurs gaspésiens craignent l’arrivée massive de produits «bon marché» dans les poissonneries du Québec, à la lumière du Partenariat transpacifique qui inclut des volets sur la pêche. Ils déplorent par le fait même « l’absence de consultation » de la part d’Ottawa.

Difficile pour la plupart des intervenants consultés par Le Journal de commenter le fond de l’accord puisqu’ils ont peu d’informations. Mais certains ont fait une brève analyse.

Les acteurs interrogés par le Journal déplorent l’absence de consultation ayant mené au Partenariat transpacifique.
Photo collaboration spéciale, Sergerie

« Ça peut être bénéfique pour nos exportations, mais si c’est de l’importation qui arrive à bas prix comme ce qui se passe avec le lait qui permettent à d’autres pays de s’attaquer au marché du Québec à prix moindre, ça met toute l’industrie laitière en difficulté. Ça va être la même chose pour les pêches », craint le président de l’Association des pêcheurs de la MRC de Pabok, Gilles Albert.

Un important transformateur de produits de la mer de la Gaspésie, Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan, demeure prudent.

« À part le Japon où on vend, les autres pays, on ne vend pas encore. Je ne sais pas quel effet ça va donner. Mais avant de m’avancer, je veux savoir le contenu de l’accord. On n’est pas assez au courant », indique Rock Lelièvre.

Aux Îles-de-la-Madeleine, l’Association des pêcheurs propriétaires n’a pas voulu s’avancer, n’ayant pas été « contacté ou sensibilisé par personne, ni les députés, par rapport à cet accord-là ».

Le pêcheur de crevettes Réginald Cotton craint que cet accord ne se revire contre l’industrie québécoise des pêches.
Photo collaboration spéciale, Sergerie
Le pêcheur de crevettes Réginald Cotton craint que cet accord ne se revire contre l’industrie québécoise des pêches.

Le pêcheur de crevettes de Rivière-au-Renard, Réginald Cotton, n’est pas au fait des développements de cet accord. Mais il pourrait y avoir certains aspects intéressants.

« Pour le Japon, on exporte le crabe et le turbot. Le crabe, ça fait des années. Si ça enlève les tarifs pour les douanes, ce pourrait être un plus, mais je ne veux pas trop m’avancer », dit-il.

Toutefois, il met en garde des effets pervers de ce genre d’accord.

« Il ne faudrait pas que ça se revire contre nous. Si on enlève les tarifs douaniers, il y a des gens qui pensent que les pêcheurs canadiens sont subventionnés et on nous pénalise. C’est arrivé souvent entre les Américains versus le Canada », raconte le vétéran de la pêche.

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