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Partenariat transpacifique: «le plus grand partenariat économique de l’histoire du monde», selon Stephen Harper

Partenariat transpacifique: «le plus grand partenariat économique de l’histoire du monde», selon Stephen Harper
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OTTAWA | Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, s’est félicité lundi matin de la conclusion de l’accord sur le Partenariat transpacifique (PTP), qui crée une zone de libre-échange entre douze pays, dont les États-Unis et le Japon. Il estime que son gouvernement vient de réaliser le programme économique le plus ambitieux jamais réalisé.

C’est selon lui «un accord tout à fait unique», «le plus grand partenariat de l’histoire du monde», avec un PIB combiné d’environ 30 000 milliards $. C’est «la nouvelle norme de référence des accords commerciaux mondiaux au 21e siècle», a-t-il dit.

M. Harper a notamment insisté sur l’accès au marché nippon, qu’il considère être «un immense nouveau marché».

Le premier ministre a martelé lors d’une conférence de presse que ce partenariat assurait l’avenir économique du pays, parce qu’il allait permettre «d’exporter nos produits» et de «créer de nombreux emplois» dans toutes les régions et toutes les provinces.

Il a notamment dit que les pêcheurs, les agriculteurs ou encore les travailleurs des industries manufacturières et forestières allaient tirer bénéfices du PTP.

Stephen Harper a toutefois confirmé qu’Ottawa allait débloquer une enveloppe de plus de 4 milliards $ pour compenser les éventuelles pertes de revenu des agriculteurs, sans détailler son propos.

«Nous avons conclu un accord qui, clairement, profitera à l’industrie automobile au pays», a-t-il aussi mentionné, annonçant au passage que de nouveaux investissements seraient faits par le gouvernement très bientôt en la matière.

Il a affirmé que les consommateurs canadiens seraient les grands gagnants de cet accord puisque la suppression des droits de douane entre autres devrait entraîner une baisse des prix de certains produits.

«Le Canada est incroyablement prêt pour la réussite économique future», a déclaré le premier ministre sortant.

M. Harper a d’ailleurs tenu à souligner que lorsque les conservateurs sont arrivés au pouvoir, le Canada comptait seulement cinq partenaires économiques, contre 51 aujourd’hui, et «on continue de chercher de nouveaux partenaires commerciaux», a-t-il affirmé.

Le NPD contre, le PLC pour

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a appelé le premier ministre Harper à publier le texte de l’entente avant le scrutin général du 19 octobre. Il a affirmé qu’un gouvernement néo-démocrate élu s’opposera à l’entente, avançant que 20 000 emplois seront perdus si l’accord est ratifié.

«Il (Stephen Harper) sacrifie nos fermes familiales, il abandonne nos travailleurs de l’automobile, il fera grimper le coût des médicaments, et nos artistes et notre culture sont plus que jamais en péril», a réagi le chef néo-démocrate.

Justin Trudeau se montre beaucoup plus réceptif à l’entente de principe sur le Partenariat transpacifique, dénonçant cependant le manque de transparence du gouvernement lors des négociations.

«Si le Parti libéral du Canada a le privilège de former le gouvernement après le 19 octobre, nous tiendrons un débat public approfondi et ouvert au Parlement pour faire en sorte que les Canadiennes et les Canadiens soient consultés dans le cadre de cet accord commercial historique», a déclaré M. Trudeau.

Du côté du Bloc québécois, Gilles Duceppe a indiqué que les producteurs de lait québécois subiront les coups les plus rudes. Il demeure sceptique devant l’engagement du gouvernement pour la garantie du revenu au cours des dix années qui suivront la signature de l’entente.

«Nous procéderons à une analyse plus approfondie de l’entente avant d’appuyer ou non une loi de mise en œuvre. Une des conditions sera le respect intégral des engagements du gouvernement conservateur», a souligné M. Duceppe.