/news/currentevents
Navigation

Une femme voilée se fait bousculer à Toronto

Coup d'oeil sur cet article

TORONTO |  Une femme portant le niqab a été violemment bousculée alors qu’elle tentait d’entrer dans une pharmacie à Toronto, a rapporté «The Globe and Mail».

Safira Merriman, 30 ans, accompagnée de ses deux fillettes de neuf et quatre ans, s’est fait barrer le passage et donner un bon coup d’épaule par un individu alors qu’elle voulait pénétrer dans un Shoppers Drug Mart au Fairview Mall de Toronto la semaine dernière.

«Cela fait mal», a-t-elle écrit sur Facebook, dans un billet dans lequel elle décrivait l’événement.

«Le débat entourant le niqab a placé l’Islam et les musulmans sous une lumière très négative. Toute la communauté est soupçonnée de ne pas vouloir adhérer à la grande famille canadienne», a déploré Amira Elghawaby, la porte-parole du Conseil national des musulmans canadiens à Ottawa, réagissant à cet incident au «Globe and Mail».

Même si la plupart des Canadiens se montrent respectueux, l’enjeu identitaire est «utilisé par les politiciens, ce qui a des répercussions sur le sentiment d’appartenance et sur la sécurité des individus», a-t-elle ajouté.

Safira Merriman est née à Winnipeg de parents chrétiens. Après avoir épousé un musulman, il y a trois ans, elle a décidé de se convertir et de porter le voile, bien que son mari lui ait demandé de ne pas le faire, craignant qu’elle ne devienne une cible. Elle a persisté malgré tout, indiquant que c’était son choix. «Je n’ai jamais rencontré de femme qui ait été forcée de porter le niqab. Elles ont toutes choisi de le porter par respect pour elle-même», a indiqué Mme Merriman au quotidien torontois. «De nombreuses personnes ne savent pas à quel point l’islam est une religion qui offre aux femmes un très haut degré de respect. Nous sommes protégées de multiples façons», a-t-elle souligné.

Elle souhaite aussi lancer un message, demandant aux citoyens d’aller au-delà des idées reçues. «Dépassez les stéréotypes, et au lieu de nous attaquer avec vos mots, avec vos mains ou avec vos regards, posez des questions. Demandez et nous serons plus qu’heureux de répondre», a-t-elle insisté.