/news/health
Navigation

Les délais d’attente explosent en chirurgie

Au milieu de 2015, 20 000 Québécois sur la liste

Bloc santé, chirurgie
Photo Fotolia Environ 6500 personnes attendent depuis au moins un an une chirurgie. Les interventions chirurgicales en oto-rhino-laryngologie sont les plus longues à obtenir.

Coup d'oeil sur cet article

QUÉBEC | Au milieu de l’année 2015, près de 20 000 Québécois attendaient toujours d’être opérés. Un nombre qui stagne depuis plusieurs années, malgré les promesses du gouvernement de réduire les listes d’attente.

Une compilation effectuée par la Coalition Avenir Québec avec les données disponibles sur le site internet du ministère de la Santé révèle que presque 6500 patients attendent depuis au moins un an et plus de 800 autres, depuis deux ans.

Ceux qui doivent subir une intervention en oto-rhino-laryngologie doivent s’armer de patience. Il s’agit de l’une des interventions les plus longues à obtenir, avec la chirurgie orthopédique, générale, urologique et la reconstruction plastique.

«Ça se détériore partout, toutes régions confondues, toutes catégories de chirurgies confondues. Le portrait, au moment où on se parle, est pire que ce qu’il était», a indiqué François Paradis, député caquiste de Lévis.

Parmi les pires régions, sans surprise, Montréal arrive en tête avec sa liste de 4252 personnes, suivie par Québec, qui en compte 633. Environ 495 personnes attendent depuis plus d’un an dans Lanaudière, alors que la liste en Estrie s’élève à 306. Un échec, d’après la CAQ, qui rappelle que Gaétan Barrette avait promis de réduire l’attente à son arrivée en poste.

Salles trop souvent fermées

«Depuis que la loi 10 a été adoptée au début de l’année, avec la fusion des agences de santé et des établissements, on se doit d’être limités dans l’achat de certaines fournitures qui permettraient de faire plus de chirurgies», a affirmé Diane Francoeur, la présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.

Elle demande au gouvernement de fournir les budgets permettant l’embauche de personnel et l’achat d’équipement nécessaires à l’ouverture plus longue des salles de chirurgie.

«Moi je peux vous amener des chirurgiens tous les matins, mais si les salles sont vides et qu’il n’y a pas de fournitures ou de personnel, ils vont retourner chez eux. Certains hôpitaux, même si ce n’était pas la consigne que le ministère avait donnée, ont décidé de fermer des salles pour arriver dans leur budget», a-t-elle ajouté.

 

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.