/news/currentevents
Navigation

Le juge prend la requête de Lise Thibault en délibéré

Lise Thibault à son arrivée au palais de justice de Québec, mardi matin
DIDIER DEBUSSCHERE/Journal de Québec Lise Thibault à son arrivée au palais de justice de Québec, mardi matin

Coup d'oeil sur cet article

Après une heure de présentation de l’avocat de Lise Thibault afin de convaincre le juge de porter la cause en appel, ce dernier a pris la requête en délibéré.
 
Le juge Jacques J Lévesque a entendu mardi matin les arguments de l’avocat Marc Labelle qui demande que la peine d'emprisonnement de 18 mois de l’ex-lieutenante-gouverneure soit contestée en appel. L’avocat a mis l’accent sur la «situation exceptionnelle» de cette cause pour tenter convaincre le juge.

Lise Thibault à son arrivée au palais de justice de Québec, mardi matin
DIDIER DEBUSSCHERE/Journal de Québec

Il a aussi rappelé l’état de santé, l’âge, la médiatisation et le fait que la dame soit déjà «recluse» chez elle pour demander une peine dans la collectivité. D’autre part, le juge a donné un coup de main à l’avocat de Mme Thibault en amenant un «argument important» avoue Me Labelle.

La Charte canadienne des droits et libertés prévoit qu’un citoyen a toujours droit à la sentence la plus légère si elle diffère entre la commission du délit et le moment de la sentence. Une disposition utilisée par le juge St-Cyr n’existait pas au moment des délits. Le juge Lévesque s’est alors demandé si cela s’appliquait ou non en cour. La réponse à cette question nécessiterait un appel.
 
Pas déraisonnable

À l’inverse, le procureur de la Couronne Me Marcel Guimond a fait valoir qu’il ne s’agissait pas d’une «peine manifestement déraisonnable». Quant à la médiatisation, il a répliqué que Mme Thibault «a été la première à s’adresser aux médias».  

Pour ce qui est de la requête sur remise en liberté advenant que le juge accepte l’appel, le procureur de la Couronne ne s’est pas opposé à cette demande.
 
Le juge Lévesque a pris la cause en délibéré, mais n’a pas donné d’information quant à la durée de cette délibération. Pendant ce temps, Lise Thibault est retournée aux cellules dans l’attente de la décision.
 
La question des conditions de détention a aussi été prise en compte. L’avocat de Mme Thibault a indiqué que les conditions étaient «ordinaires» lors d’une mêlée de presse après la requête.

«Les lieux physiques ne se prêtent pas beaucoup à la détention d’une personne handicapée.»
 
En cour, Me Guimond a toutefois indiqué que «toutes les facilités étaient disponibles pour Mme Thibault en détention».
 
Me Labelle a finalement indiqué qu’elle «va bien». Pendant l’audience, la dame menottée n’a manifesté aucune émotion.  
 
Rappelons que Lise Thibault a été condamnée jeudi dernier à purger une peine de 18 mois de détention en plus de devoir rembourser 300 000$ aux deux paliers de gouvernements dans un délai de six mois.