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Des voyages éreintants

Un périple dans les Maritimes représente près de 3000 kilomètres

Des voyages éreintants
Photo Le Journal de Montréal, Martin Alarie

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Trente-six heures de route, 3500 kilomètres. Vingt-quatre heures de route, 2450 kilomètres. Vingt-cinq heures de route, 2500 kilomètres.

Voilà les itinéraires de trois équipes de la LHJMQ qui ont grugé des milliers de kilomètres de bitume la semaine dernière: les Olympiques de Gatineau, les ­Mooseheads d’Halifax et les Islanders de Charlottetown.

Affichant un peu plus de 3500 kilomètres au compteur en cinq jours, ceux qui remportent la palme des autoroutes, les Olympiques, se sont même tapé un voyage frôlant les 20 heures à bord d’un autobus en provenance de Sydney, au Cap-Breton. Une trotte de 1650 kilomètres ponctuée de plusieurs arrêts vers le centre Robert-Guertin.

«C’est un choix que nous avons fait. Ce n’était pas une question de frais pour coucher en chemin ou non, nous aimions mieux revenir d’une traite», a précisé le directeur général et entraîneur-chef ­Benoît Groulx, disant avoir expérimenté plusieurs formules au fil des années. ­Selon lui, il s’agit de la meilleure option.

Au bout du monde

«Se lever à l’hôtel et avoir encore 10 heures d’autobus à faire, c’est démoralisant, a ajouté Groulx à propos d’un arrêt à mi-chemin. C’est aussi une journée de plus de voyage.

«Finir au Cap-Breton, ce n’est pas évident. C’est le plus pénible, car c’est à l’autre bout du monde. Ce n’est jamais évident à vivre. L’autre voyage dans les Maritimes sera une peanut», a observé celui qui roule sa bosse dans la LHJMQ depuis 14 ans.

Avec deux périples par saison dans les provinces de l’Atlantique, les formations du Québec doivent composer tous les deux ans avec le fait de terminer leur visite à l’endroit le plus éloigné en Nouvelle-Écosse.

Le directeur des opérations hockey de la LHJMQ, Pierre Leduc, soutient qu’il n’y a pas de recette miracle pour que toutes les équipes puissent se rencontrer durant la campagne malgré les contraintes géographiques. «C’est certain qu’en regardant le kilométrage, ça frappe, a-t-il admis. Il faut toujours penser aux 18 équipes. Pour certaines, la ­situation est plus dramatique.»

«Il faut garder un cycle logique. Chaque équipe a une réalité différente, a soutenu le pilote de l’Armada de ­Blainville-Boisbriand, Joël Bouchard. Il faut gérer les périodes de repas, de ­sommeil et d’études.»

Sauver des cours

Après trois matchs dans les Maritimes, tous les entraîneurs avec lesquels Le Journal de Montréal s’est entretenu ont opté pour une nuit à bord de l’autobus plutôt que de faire escale dans un hôtel. Ils préfèrent cette formule afin de sauver une journée d’école.

Même son de cloche du côté des hockeyeurs interrogés. «On veut voyager en une journée pour ne pas rater trop de cours. Quand ça fait une semaine que tu es parti, tu es tanné et tu veux revenir rapidement à la maison», a signifié le défenseur des Olympiques Élie Bérubé.

Mais après de longues heures sur la route, comment ces «joueurs-étudiants» peuvent-ils se concentrer et bien travailler sur les bancs d’école sans que la fatigue se fasse sentir?

«On doit se préparer à l’avance, a indiqué le conseiller pédagogique de l’Armada, Harry Tassy, qui retrouvera ses étudiants après un voyage dans l’Est de 2840 km la semaine prochaine. S’ils reviennent au petit matin, nous préférons retarder les cours ou les reporter.»

Selon l’instructeur des Foreurs de Val-d’Or, Mario Durocher, les périodes de repos sont importantes, surtout après un trajet de plus de 12 heures. «Il faut être intelligent et gérer le temps. C’est toujours plus problématique pour les longs voyages. Il faut donner des congés d’études et d’entraînement et établir un horaire», a fait valoir le patron de l’équipe qui a tout de même recours au transport aérien pour ses visites dans les Maritimes.

Sans le soutien d’Air Creebec, elle devrait franchir près de 2000 km pour se ­rendre à Halifax par la route.

Peu de formations peuvent compter sur le soutien d’une compagnie aérienne. Les Mooseheads de Halifax s’envolent parfois vers les destinations éloignées au Québec afin de gagner du temps.

 

L’avion, une solution ?

 

Afin de gagner temps et énergie, ne serait-il pas préférable que la LHJMQ adopte une règle applicable à toutes les équipes concernant les longs trajets?

En séries éliminatoires, un trajet de plus de 800 kilomètres est franchi en avion en raison du calendrier chargé. Serait-il possible d’établir des normes semblables en saison régulière afin que tous les joueurs bénéficient des avantages des Mooseheads de Halifax et des Foreurs de Val-d’Or?

Il s’agit pourtant de la même distance et le calendrier est tout aussi chargé avec les exigences scolaires de ces «joueurs-étudiants».

«C’est quelque chose d’envisageable, a affirmé le directeur des opérations hockey du circuit Courteau, Pierre Leduc. Nous essayons toujours d’améliorer la situation.

«Ce n’est pas un problème majeur, a-t-il poursuivi. Ce n’est pas facile, mais l’impact minimal est de deux voyages par saison.»

Nul besoin de tordre un bras aux joueurs sondés au sujet de leur préférence. Ils monteraient tous à bord d’un avion si la chance se ­présentait.

«Ce serait toujours mieux. ­Voyager en avion nous permettrait de mieux récupérer physiquement et on arriverait plus vite», a signifié l’attaquant de l’Armada, Yvan Mongo.

«C’est un atout majeur», a signalé Anthony Beauregard, qui en bénéficie déjà chez les Foreurs.

Ce souhait serait toutefois ­difficile à exaucer en raison des ­budgets serrés des organisations.

 


Huskies (8-1-1) contre Cataractes (7-2)

Duel puissant

Ce duel mettra non seulement en valeur les deux meilleures équipes de la LHJMQ, mais aussi deux des quatre puissances offensives. Les Huskies ont marqué 45 buts en 10 matchs tandis que les Cats en comptent 38. Julien Nantel a amassé trois points dans chacun des deux derniers matchs de la meute et son compagnon Francis ­Perron sera à la recherche d’un point dans un septième match de suite. Les Cats tenteront de venger un cinglant revers que leur ont fait subir les ­Huskies à leur passage en Mauricie il y a une douzaine de jours. 

Mon choix: HUSKIES

 


Titan (2-6-1) contre Phoenix (3-6-1)

En perdition

Le Titan débarque au Québec pour une visite éclair de 24 heures. Ils ont rencontré les Voltigeurs, jeudi soir, encaissant un troisième revers de suite. ­Comble de malheur, ils visiteront une équipe qui a connu des ratés en Abitibi cette semaine et qui traverse également des moments sombres. La défensive ne tient pas le coup. Elle a accordé 17 buts à ses trois récents départs tout en concédant près de 40 tirs par match. Evan Fitzpatrick est d’ailleurs le gardien qui a reçu le plus de rondelles depuis le début de la saison. Un duel face au Titan devrait le replacer. 

Mon choix: PHOENIX

 


Tigres (4-5-1) contre Mooseheads (2-6-1-1)

Attention à Timo Meier

Les Mooseheads sont revenus de l’arrière jeudi soir contre l’Armada pour l’emporter en prolongation. Cette seconde victoire de la saison a fait grand bien au vétéran gardien Éric Brassard. De retour au jeu, Timo Meier a inscrit quatre points à sa fiche pour permettre aux Orignaux de sortir de la brousse. Leurs opposants ont remporté leurs deux récents duels en plus d’entamer leur voyage dans les ­Maritimes du bon pied. Le meilleur marqueur, la recrue Maxime Comtois, cherchera à faire secouer les cordages  dans un quatrième match de suite. 

Mon choix: TIGRES

 


Wildcats (6-3) contre Drakkar (1-7)

Sans l’as marqueur

Le Drakkar peut souffler un peu, les Wildcats se présenteront sur la Côte-Nord sans leur as marqueur, Connor Garland. Celui-ci a subi une commotion cérébrale le week-end dernier. Mais il devra avoir à l’œil Cameron ­Askew, Kelly Klima et Manuel ­Wiederer. Ces trois attaquants suivent de près Garland dans la colonne des points. Face à une équipe productive, Nicolas Meloche devra calmer ses ardeurs en évitant le banc des pénalités, lui qui y a écoulé 22 minutes en six rencontres. Le Drakkar est rentré au ­bercail pour une séquence de cinq matchs. 

Mon choix: WILDCATS

 


Sea dogs (5-3) contre Islanders (5-3-0-1)

Match de 4 points

On dit que les matchs intradivision sont très importants, celui-ci vaudra certainement quatre points dans la division des Maritimes. Chaque point gagné sera important en fin de saison. Les Sea Dogs ont remporté la première manche à l’Île-du-Prince-Édouard il y a deux semaines. Propulsés par l’Américain Sam Povorozniouk, ils devront se passer des services de Joe Veleno, suspendu l’instant d’un match. Les Islanders n’ont pas mal fait durant leur périple au Québec en y rapportant trois points. À Boisbriand et Rimouski, ils ont fermé le jeu en accordant seulement deux buts.

Mon choix: ISLANDERS

 

À surveiller samedi

 

Armada contre Sea dogs

L’une des meilleures unités en infériorité numérique recevra l’une des meilleures attaques à 5. 

 

Huskies contre Voltigeurs

Martins Dzierkals et Peter Abbandonato avaient malmené les soldats la semaine passée.

 

Océanic contre Olympiques

Premier choc entre ces deux équipes qui se sont affrontées en quart de finale le printemps dernier.

 

À surveiller dimanche

 

Armada contre Titan

Vulnérable en 2e période, le Titan devra contenir l’Armada qui est plus productive.

 

Foreurs contre Phoenix

L’heure de la revanche a sonné pour le Phoenix qui a déjà perdu deux fois aux mains des Foreurs.

 

Voltigeurs contre Olympiques

Nicolas Lachance sera de retour là où il a gardé les buts l’an ­dernier.

 

Dans le calepin...

 

De jeunes amateurs de la LHJMQ militent en faveur d’un match des étoiles. Antoine Desrochers, Jean-Simon Marchand, Mathieu Roy, Guillaume Arcand et Max Tixador ont créé une page Facebook nommée «Ensemble pour un match des étoiles dans la LHJMQ». Ils comptent bien présenter leur projet et les résultats de leur ­sondage à Gilles Courteau.

L’attaquant russe des Eagles du Cap-Breton, Evgeny Svechnikov, a convié ses coéquipiers à un souper après la signature de son premier contrat chez les pros avec les Red Wings de Detroit. Que fera-t-il avec l’argent de cette entente? Il l’enverra à sa famille.

La période d’essai n’est pas terminée chez les Olympiques. Benoît Groulx évalue trois joueurs ontariens l’instant de quelques jours. Nick Zottl, un ancien de l’OHL, Michael Silveri et Austin Eastman devront l’impressionner s’ils désirent s’établir en Outaouais.

Les membres de l’Océanic de ­Rimouski ont reçu leur bague de champions de la Coupe du Président. Le gérant de l’équipement, Patrick Villeneuve, ne pouvait être plus fier de cette conquête.

Une pensée toute spéciale au dépisteur québécois des Kings de Los Angeles Denis Fugère, qui lutte contre un cancer avancé, celui du lymphome du manteau. Bon combat!

 

 

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