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La pluie pourrait faire gagner Harper, dit un météorologue

Gilles Brien, météorologue
Photo Journal de Montréal, Martin Alarie Gilles Brien, météorologue

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S’il veut mettre toutes les chances de son côté en vue du scrutin du 19 octobre prochain, le chef conservateur Stephen Harper devrait apprendre la danse de la pluie, suggère un météorologue.

«Plusieurs études ont démontré que lorsque le temps est maussade lors d’un scrutin, les électeurs ont plus tendance à voter à droite. Une danse de la pluie permettrait peut-être à M. Harper de gagner des votes supplémentaires», lance en riant le météorologue Gilles Brien, qui a œuvré pendant 33 ans à Environnement Canada.

Prier pour la pluie

Au cours des dernières années, des études très sérieuses ont tracé un lien entre les conditions météorologiques et les chances de gagner des partis politiques.

En 2007, trois chercheurs de l’Université de Géorgie, aux États-Unis, ont notamment publié The Republicans Should Pray for Rain (Les républicains devraient prier pour qu’il pleuve), ouvrage dans lequel ils ont démontré que le vote à l’endroit des démocrates était affaibli par les mauvaises conditions météorologiques lors des scrutins.

«Ça s’explique entre autres par le fait que les partis de droite ont généralement plus de revenus que ceux de gauche. C’est plus facile pour eux, par exemple, de prendre l’une de leurs deux voitures pour aller voter, s’il pleut très fort, que pour la personne plus démunie de gauche qui est en transport en commun», illustre M. Brien.

«D’autres études ont aussi montré que les gens sont plus circonspects, plus traditionnels dans leur choix lorsqu’il pleut.»

Même chose au Canada

Le phénomène a également été étudié en Angleterre. «Des recherches ont démontré que la pluie était considérée comme un désavantage pour le parti travailliste [de gauche] le soir des élections», souligne M. Brien.

La pluie et la neige feraient également baisser de façon significative les taux de participation au scrutin.

«On a pu le voir lors de l’élection du 8 décembre 2008. À moins de deux semaines du début de l’hiver, le temps était glacial au Québec. La sensation de froid était de -25 °C à Montréal. Or, le taux de participation s’est révélé famélique et quasi historique à 57,4 %. Les politiciens ne devraient pas sous-estimer l’effet de la météo.»

 

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