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La mission des défenseurs est devenue autant offensive que défensive

 Jeff Petry et P.K. Subban
Photo d'Archives Jeff Petry et P.K. Subban

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À une époque où les systèmes défensifs sont d’une efficacité impressionnante, les entraîneurs ­doivent trouver de nouvelles astuces pour pénétrer en territoire adverse en possession de la ­rondelle.

La congestion en zone neutre est telle que les attaquants n’ont plus d’espace pour manœuvrer.

Les équipes doivent donc s’en remettre à leurs défenseurs qui, sur la surface de jeu, sont ceux qui misent désormais sur le plus grand temps de réaction.

La nouvelle tendance consiste donc à relancer l’attaque à quatre joueurs. Misant sur plusieurs défenseurs mobiles, le ­Canadien n’a pas hésité à adopter cette stratégie.

«J.J. (Jean-Jacques ­Daigneault) veut que nous soyons très impliqués. Il aime que l’on prépare des attaques à quatre. C’est un phénomène que l’on voit de plus en plus à travers la ligue», a indiqué Nathan Beaulieu.

«La plupart du temps, ce défenseur ne touche pas la rondelle. Il sert davantage à faire diversion», a-t-il ajouté.

«Quand tu joues à la défense et que tu vois quatre joueurs foncer en ta direction, tu recules instinctivement, ce qui donne au porteur de la rondelle un peu plus de temps», a expliqué Jeff Petry.

Choisir le bon moment

Le territoire neutre n’est pas le seul endroit où les défenseurs du Canadien semblent plus impliqués. Mercredi soir à Toronto, on a vu à quelques reprises P.K. Subban, Tom Gilbert et Petry s’approcher à quelques pieds du filet de Jonathan Bernier.

D’ailleurs, lors du but qu’on allait plus tard lui refuser, Petry avait presque les deux pieds dans le demi-cercle au moment d’accepter le relais de Max Pacioretty.

«C’est quelque chose que nous faisions déjà l’an dernier, a assuré l’Américain. Lorsque je suis arrivé avec l’équipe, on m’a expliqué que les poussées offensives à quatre joueurs étaient encouragées.»

«C’est une question de bien choisir son moment. Il faut être en mesure de lire le jeu et s’assurer que le risque de se faire prendre à contre-pied est minime ou inexistant», a-t-il poursuivi.

Période d’adaptation

Jauger le risque, voilà la portion la plus compliquée. Et parfois, cette évaluation est plus une question de confiance.

Beaulieu reconnaît qu’il travaille encore cet aspect.

«Ça prend du temps pour s’adapter et être confortable dans cette sphère du jeu. Parfois, je suis encore un peu hésitant, j’ai peur de commettre un revirement. Mais, petit à petit, je deviens plus confortable.»

Ce ne devrait être qu’une question de temps pour Beaulieu qui, faut-il le rappeler, dispute sa première saison compète dans la LNH.