/news/politics
Navigation

« Appelez-moi Catherine »

Loin des projecteurs, la femme de Thomas Mulcair a une carrière bien à elle et tient à rester accessible

Catherine P. Mulcair n’a pas l’intention de quitter son emploi de psychologue à Montréal, même si son mari est élu premier ministre.
Photo courtoisie Catherine P. Mulcair n’a pas l’intention de quitter son emploi de psychologue à Montréal, même si son mari est élu premier ministre.

Coup d'oeil sur cet article

Catherine P. Mulcair n’est pas seulement l’épouse du chef du NPD, elle est aussi une femme de carrière. La Française, âgée de 60 ans comme son mari, est psychologue depuis 25 ans à Verdun et n’a pas l’intention d’abandonner sa vie professionnelle pour autant, que son mari soit élu ou non. Dans une courte entrevue de 10 minutes avec Le Journal, la plus proche confidente de «Tom» Mulcair n’hésite pas à dire qu’elle donne son avis à son époux, même en campagne électorale. Et attention, elle accepte difficilement qu’on qualifie son mari de colérique ou d’intransigeant. Catherine, comme elle préfère être appelée, dit plutôt qu’il est déterminé et passionné. 

Est-ce que vous accompagnez M. Mulcair partout pendant la campagne­­?

Oui, je l’accompagne toujours. On avait pris la décision ensemble que je prendrais ce temps-là pour être avec lui. Ça va très bien, on est vraiment enthousiastes et je trouve ça fascinant comme campagne [...] Et je suis plus présente parce que c’est plus long.

Quel est votre rôle auprès de votre mari et dans la campagne?

Mon rôle à moi, c’est le même que mon rôle en tant qu’épouse, c’est seulement la situation qui est différente. Tom et moi, nous partageons les mêmes idées et discutons des causes qui nous tiennent à cœur [...] On s’aide mutuellement dans nos emplois. Il me demande mon avis sur ses discours: «est-ce que je devrais le dire comme ça ou de cette manière?» [...] C’est simplement que maintenant (en campagne électorale), c’est plus intense. Mais nous avons la chance extraordinaire de voyager à travers le Canada ensemble, de rencontrer les gens chez eux et de parler de leurs préoccupations.

Comment faites-vous pour décanter?

On essaie le plus possible d’être avec les enfants et les petits-enfants. On leur parle sur Skype ou au téléphone, tous les jours. La famille, c’est le noyau et Tom a besoin de ce lien [...]. Le contact reste et ces moments-là sont très précieux.

Comment vos enfants trouvent-ils la campagne jusqu’à présent?

Ils sont avec nous à 100 %. La décision d’aller en campagne n’aurait pas été prise par Tom seul ou Tom et moi. La décision a été prise ensemble.

Catherine P. Mulcair n’a pas l’intention de quitter son emploi de psychologue à Montréal, même si son mari est élu premier ministre.
Photo d'archives

Parfois, les femmes de politiciens décident de mettre leur carrière de côté, ça n’a jamais été le cas pour vous?

Non et je serais une moins bonne personne si, moi aussi, je ne faisais pas un travail que j’aime.

Quelles sont les causes qui vous tiennent à cœur?

Je travaille depuis plus de 25 ans comme psychologue dans Verdun, Pointe-Saint-Charles, avec des gens défavorisés et des personnes âgées, entre autres. Selon­­ moi, il est indispensable que les personnes âgées fassent partie de notre société et qu’on s’en occupe.

Puisque vous parlez des gens en difficulté, avez-vous été touchée par la réalité des Premières Nations?

Oui, c’est pendant cette campagne électorale que, malheureusement, j’ai pu me rendre compte de ce qui se passe chez les Premières Nations, et je trouve ça intolérable. Je vous avoue que ça me bouleverse encore. Ils sont nos égaux et je pense qu’il faut prendre soin de ces gens-là. C’est la moindre des choses. Et quand je crois en quelque chose, je ne lâche pas. Ces causes-là (les personnes âgées et les Premières Nations) sont très importantes pour moi [...]. Parfois, on a tendance à les oublier parce que ce sont des gens qui ne parlent pas fort, mais il faut savoir écouter et en prendre soin.

Est-ce que vous avez demandé à votre conjoint de s’occuper davantage de «ces gens-là» s’il devient premier ministre?

J’en parle, mais pas plus maintenant. Ça fait aussi partie des priorités de Tom et je ne pourrais pas lui dire: «je veux que tu priorises ça». Lui et moi, nous avons les mêmes valeurs que nous défendons. Je n’ai pas de demandes spéciales­­.

Est-ce que vous avez déjà eu l’idée de devenir première dame?

Cette question me fait rigoler. Cela dit, ça fait partie de la marche suivante, mais c’est juste une marche dans une vie [...]. Je ne me vois pas comme première dame, j’espère plutôt qu’on m’appellera encore Catherine, car je serais toujours accessible de la même façon. Je compte bien retourner au travail après la campagne.

► Le Journal s’est entretenu avec trois des quatre femmes des chefs qui briguent les suffrages aux élections fédérales. Laureen Harper est la seule qui a refusé l’invitation.

Brèves

Vous désirez réagir à ce texte dans nos pages Opinions?

Écrivez-nous une courte lettre de 100 à 250 mots maximum à l'adresse suivante:

Vous pouvez aussi nous écrire en toute confidentialité si vous avez de l'information supplémentaire. Merci.