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Les défis de Medium

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Photo AFP Evan Williams, cofondateur de Twitter, a lancé la plate-forme Medium en 2012. Le jeune ­réseau a dévoilé cette semaine son nouveau logo.

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L’interface de publication Medium a annoncé cette semaine des changements destinés à en faire, à terme, un rival sérieux pour les plateformes de blogue existantes, de même qu’à ­regagner un territoire accaparé depuis quelques temps par les réseaux sociaux.

L’interface de publication Medium a annoncé cette semaine des changements destinés à en faire, à terme, un rival sérieux pour les plateformes de blogue existantes, de même qu’à ­regagner un territoire accaparé depuis quelques temps par les réseaux sociaux.

Medium, créé en 2012 par Evan Williams, ­cofondateur de Twitter, se veut depuis ses ­débuts une sorte de compromis entre le réseau social et le blogue: il permet de publier des textes longs, dans une plateforme au design ­soigné, mais sans avoir soi-même à créer et ­entretenir un blogue. Les utilisateurs peuvent choisir leurs thématiques et disposent d’une page d’accueil personnalisée.

Depuis sa création, Medium s’est révélé ­populaire parmi une certaine clientèle haut-de-gamme. Bono, de même que Bill et Melinda Gates, font partie de ceux qui y ont publié des billets notoires. Medium indique que 20 000 personnes publient chaque semaine sur sa plateforme, et sans révéler son audience, indique recevoir «plusieurs millions de visites» par mois.

Remplacer les blogues

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Photo courtoisie

Cette semaine, Medium a fait parler d’elle pour deux raisons. D’abord, la firme a annoncé avoir levé 57 millions $ US auprès du fonds ­Andreessen Horowitz et de Google Ventures, ce qui en porte la valeur à 400 millions $. Puis, mercredi dernier (7 octobre), Medium a ­annoncé une refonte majeure.

Alors que les blogues ont perdu leur impact et leur lustre depuis l’avènement des réseaux sociaux, Medium veut ainsi devenir le principal canal de publication de «contenus et conversations de qualité». Pour donner des nouvelles, partager de l’information, des points de vue ou des vidéos, les blogues sont désormais ­remplacés par Facebook. Certains blogueurs ­influents ont par ailleurs trouvé un canal ­d’expression sur YouTube. Dans ce contexte, Medium s’adresse à ceux qui veulent développer leurs idées plus longuement: il permet de publier, en quelques minutes, du contenu ­partageable sur tous les réseaux sociaux, et adapté aux écrans mobiles.

Avec la refonte annoncée mercredi, on a changé le logo, l’aspect et la typographie du site, les interfaces sur le mobile, et développé une panoplie de nouveaux outils pour faciliter l’usage et la diffusion. On promet d’autres ­changements dans les prochains mois.

Questions... et concurrence

Medium se retrouve par contre à risque de devenir une sorte de royaume de l’«autoplogue»: on y trouve déjà de nombreux textes émanant d’entreprises, et qui se donnent ­l’aspect d’articles d’ «intérêt public». Ce qui fait tiquer plusieurs commentateurs: pourra-t-il ­demeurer crédible?

Medium affronte d’autre part la concurrence de Facebook. Déjà, la semaine dernière, ­Facebook a dévoilé une révision de sa fonctionnalité «Articles», plutôt négligée jusque-là: les utilisateurs peuvent désormais y publier des contenus longs, avec photos et vidéos, dans un design rappelant celui de Medium... du moins l’ancien. De toute évidence, Facebook n’a pas l’intention d’abandonner ce créneau à ­Medium. Arrivera-t-elle à lui couper l’herbe sous le pied? Ce sera une des luttes à suivre dans le domaine des médias.

 

Le lancement de la semaine

Twitter a lancé Moments, qui veut aider les usagers à suivre plus facilement ­l’actualité. Offerte pour l’instant aux États-Unis seulement, Moments filtre les tweets, pour faciliter l’accès aux ­sujets qui émergent dans l’actualité.

 

Le revirement de la semaine

Morgan Spurlock, qui a réalisé les ­documentaires Supersize Me, virulente ­critique de McDonald’s, et The Greatest ­Movie Ever Sold, qui s’attaquait au placement de produits, vient de ­lancer la firme de production Warrior Poets, spécialisée dans... les contenus commandités.

 

Le néologisme de la semaine

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Photo courtoisie

Les «cord-cutters», ceux qui se débarrassent du câble, causaient déjà des maux de tête aux distributeurs en télé. Il leur faudra désormais composer avec les «cord-nevers»: selon Forrester Research, 18 % de la population des États-Unis n’a jamais souscris à un service de câblodistribution.

 

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