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Les «McGill Five» sollicitent tous un second mandat

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Surnommés les «McGill Five», cinq étudiants universitaires ont été élus par surprise pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) à la dernière élection fédérale, en 2011. L’une de ce petit groupe avoue s’être lancée en politique parce que le parti n’avait trouvé aucun autre candidat dans le comté. Un autre a terminé son baccalauréat en pleine campagne électorale, et deux autres ont carrément dû abandonner leurs études depuis leur élection. Si plusieurs doutaient de leur capacité à être députés aussi jeunes, ils croient avoir confondu les sceptiques, et sollicitent tous un second mandat.

Matthew Dubé

Photo d'archives

Beloeil-Chambly

  • 27 ans (23 ans en 2011)

Quelles expériences de travail aviez-vous avant la politique?

Assistant-gérant d’un club vidéo, président du campus local NPD à McGill.

Comment s’est passé votre saut en politique?

«Ça ne se bousculait pas pour se présenter pour le NPD. J’ai terminé mon baccalauréat durant la campagne électorale. [...] Je ne m’attendais pas à être élu, mais je sentais des ondes positives.»

Avez-vous gagné en crédibilité depuis quatre ans?

«J’ai l’impression d’avoir vieilli de 10 ans! [...] Les plus beaux compliments sont ceux des adversaires, comme un conservateur qui se disait agréablement surpris par ma préparation.»

Souhaitez-vous devenir un politicien de carrière?

«La possibilité d’être au pouvoir est intéressante. Je n’aime pas le mot “carrière”, mais je serai intéressé tant qu’on aura quelque chose à offrir.»

Laurin Liu

Photo d'archives

Rivières-des-Milles-Îles

  • 24 ans (20 ans en 2011)

Quelles expériences de travail aviez-vous avant la politique?

Coprésidente des jeunes néo-démocrates du Québec, travail dans une bibliothèque, journal étudiant.

Comment s’est passé votre saut en politique?

«J’ai été approchée par un organisateur du parti qui m’a demandé de me présenter. [...] J’ai dit oui sans penser gagner. C’est sûr que ç’a été toute une surprise (d’être élue), mais ça faisait des années que je voulais m’impliquer.»

Avez-vous gagné en crédibilité depuis quatre ans?

«Les gens voulaient du changement, et on a fait nos preuves. Notre accessibilité a fait la différence. Les gens ont vu qu’on était travaillants et efficaces. [...] C’est ce que les Québécois veulent. Ce n’est pas une question d’âge.»

Souhaitez-vous devenir une politicienne de carrière?

«J’adore la politique. C’est une passion et une façon de s’impliquer pour changer les choses. On verra.»

Charmaine Borg

Photo d'archives

Terrebonne

  • 24 ans (20 ans en 2011)

Quelles expériences de travail aviez-vous avant la politique?

Agente de relations auprès des étudiants de l’Université, gérante associée chez Jacob.

Comment s’est passé votre saut en politique?

«Il me restait deux années sur quatre à l’Université. On m’a demandé d’être candidate, et c’est quelque chose qui m’intéressait depuis longtemps. Ce n’est pas une décision prise d’un coup.»

Avez-vous gagné en crédibilité depuis quatre ans?

«C’était un tabou au début. C’était la première fois qu’il y avait autant de jeunes. Mais rapidement, ils ont vu qu’on faisait bien notre travail. On a déconstruit le stéréotype du politicien inaccessible.»

Souhaitez-vous devenir une politicienne de carrière?

«Je prends un mandat à la fois. Je suis venue pour aider les autres et c’est extrêmement motivant d’avoir une chance de prendre le pouvoir.»

Mylène Freeman

Photo d'archives

Mirabel

  • 26 ans (22 ans en 2011)

Quelles expériences de travail aviez-vous avant la politique?

Serveuse dans un salon de thé, travail en édition à l’Université McGill.

Comment s’est passé votre saut en politique?

«Je venais de terminer mon baccalauréat, et on m’a offert de me présenter dans la circonscription. Personne d’autre ne voulait le faire, j’ai pris le défi, et c’était une belle opportunité!»

Avez-vous gagné en crédibilité depuis quatre ans?

«C’était inattendu, autant de jeunes femmes élues au Parlement, et il fallait faire le travail. Maintenant, des femmes se voient en politique parce qu’on a changé l’image, et on a montré qu’on se tient debout autant que n’importe qui d’autre.»

Souhaitez-vous devenir une politicienne de carrière?

«C’est important de continuer à défendre mes dossiers. Il y a beaucoup de travail à faire pour améliorer la représentation des femmes. Je ne vois pas ça comme un emploi, mais comme un service public.»

Jamis Nicholls

Photo d'archives

Vaudreuil-Soulanges

  • 43 ans (39 en 2011)

Quelles expériences de travail aviez-vous avant la politique?

Architecte-paysager, professeur d’université à Istanbul, en Turquie.

Comment s’est passé votre saut en politique?

«Je me suis toujours vu comme le cinquième «Beatle», dans le McGill 5. Je ne connais pas trop l’histoire des quatre autres, mais c’étaient des étudiants super intelligents. En 2011, je commençais un doctorat en urbanisme. On m’avait demandé de me présenter aux élections, et c’était la bonne occasion.»

Avez-vous gagné en crédibilité depuis quatre ans?

«L’appréhension envers les jeunes du NPD, c’était une histoire dans les médias que je n’ai pas vécue. Tout le monde peut être député.»

Souhaitez-vous devenir un politicien de carrière?

«Ma motivation est d’améliorer le sort des prochaines générations. J’ai deux enfants. Je veux que leur sort soit meilleur que le mien, et je crois que notre plan est le meilleur.»

 

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