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Une beurrée pour le lait, des retombées inconnues

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Sommes-nous véritablement gagnants avec la nouvelle entente du Partenariat transpacifique (PTP), qui englobe 11 autres pays bordés par le Pacifique?

Sommes-nous véritablement gagnants avec la nouvelle entente du Partenariat transpacifique (PTP), qui englobe 11 autres pays bordés par le Pacifique?

J’aimerais vous faire remarquer que le gouvernement Harper s’est bien gardé de lancer un quelconque chiffre sur les retombées économiques potentielles du fabuleux partenariat de libre-échange avec ces pays partenaires.

Les seuls chiffres concrets qui ont été avancés par le gouvernement conservateur portent strictement sur les 4 milliards de dollars que les contribuables canadiens devront payer pour indemniser nos producteurs agricoles.

Comme on sait, le partenariat en question a ouvert une brèche dans le Plan canadien de la gestion de l’offre, qui protège financièrement nos producteurs de lait, œufs et volaille.

En guise de compensation financière pour avoir cédé aux Américains et autres pays producteurs 3,25 % de notre marché de produits laitiers, 2,30 % de celui des œufs et 2,10 % du marché de la volaille, le gouvernement fédéral va verser quatre milliards de dollars à nos producteurs. Parenthèse: cette compensation vise également les pertes financières que les producteurs subiront en vertu de l’accord de libre-échange avec l’Europe.

Cela dit, la brèche dans le Plan canadien de la gestion de l’offre s’avérera fort coûteuse pour les consommateurs québécois. Non seulement allons-nous continuer de payer notre lait à un prix relativement élevé (à cause de la fixation des prix par la Régie des marchés agricoles), mais, en plus, on va devoir payer à même nos impôts notre portion des 4 milliards de dollars de compensation financière.

En raison de la prime que nous payons déjà sur le lait en vertu du Plan de gestion de l’offre et de la future compensation financière, on va convenir que le litre de lait au Québec va nous coûter une beurrée...

LA QUESTION

On clame sur toutes les tribunes que le Canada et ses provinces vont largement bénéficier de cette vaste zone de libre-échange transpacifique, mais, concrètement, combien cela nous rapportera-t-il en matière de balance commerciale? La hausse des exportations de produits et de biens va-t-elle largement dépasser la hausse des importations de produits étrangers? Où sont les prévisions?

Ce n’est pas tout de nous faire croire qu’on va gagner gros avec le nouveau partenariat, encore faudrait-il se mettre des chiffres sous les yeux.

On applaudit l’abolition des droits de douane et des barrières tarifaires imposés par les nouveaux pays avec qui le Canada va s’adonner au libre-échange. Il est important de ne pas perdre de vue que ces mêmes pays vont également profiter du libre-échange avec le Canada.

L’augmentation des exportations va-t-elle être supérieure ou inférieure à la hausse des importations?

Et la réponse est...

 

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