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Le Mexique ouvert à un marché du carbone avec le Québec

le premier ministre, Philippe Couillard en compagnie du président du Mexique, Enrique Peña Nieto.
le premier ministre, Philippe Couillard en compagnie du président du Mexique, Enrique Peña Nieto.

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MEXICO - Le Mexique songe à intégrer le marché du carbone du Québec et de la Californie, une nouvelle qui réjouit le premier ministre, Philippe Couillard.

«Nous nous sommes engagés auprès de l’ONU pour réduire nos émissions de GES de 22 %. Ça demande beaucoup d’effort au Mexique et la bourse du carbone serait un outil efficace pour atteindre l’objectif que l’on s’est fixé», a lancé le secrétaire de l'Environnement et des Ressources naturelles du gouvernement mexicain, Rafael Pacchiano Alaman, lors d’un entretien avec Le Journal lundi.

M. Alaman a ensuite affirmé qu’il était en discussion avec le Québec et qu’il souhaitait entrer en contact avec la Californie. Il s’intéresse au marché du carbone qui unit les deux États, ainsi que l’Ontario. Il a fait cette déclaration à la suite d’une rencontre avec Philippe Couillard en marge d’une mission économique du Québec de deux jours au Mexique.

Pour Philippe Couillard, qui a abordé la question avec le président du Mexique, Enrique Peña Nieto, en début d’après-midi, il s’agit d’une excellente nouvelle.

«Clairement, le gouvernement du Mexique est très intéressé par notre marché du carbone.

Je pense que le résultat de cette rencontre, c’est qu’on va travailler très activement avec eux pour approfondir cette question», a dit M. Couillard lors d’un point de presse.

«J’ai moi-même été étonné par la force de sa déclaration. Ce n’est pas oui, on va l’étudier. C’est: on va travailler pour avoir un marché du carbone», a-t-il ajouté.

Conférence de Paris

Pour le premier ministre, il s’agit d’une seconde bonne nouvelle en une semaine. Le 8 octobre, le gouverneur de l’État de New York a affirmé qu’il tenterait de convaincre huit autres États de rejoindre le marché du carbone auquel participent le Québec, l’Ontario et la Californie.

Ces développements sont précipités par l’imminence de l’importante conférence de Paris, qui vise à mettre en œuvre un plan qui limiterait la hausse des températures mondiales en dessous de 2 degrés Celsius.

Pour M. Couillard, il n’y a pas de coïncidence. «J’ai senti que pour le gouvernement mexicain, c’était très important d’arriver à Paris avec des cibles ambitieuses et un mécanisme qui démontre que leurs actions suivent leurs ambitions», a-t-il soutenu.

M. Couillard quittera le Mexique mercredi et se rendra en Islande pour participer à la troisième conférence de l’Arctic Circle.

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